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Full text of "Collège Ste. Marie et Eglise du Gesù = St. Mary's College and Church of the Gesù [microforme]"




IMAGE EVALUATION 
TEST TARGET (MT-3) 



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Sdenœs 

Corporation 







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33 WEST MAIM STREET 

WEBSTER, N.Y. U5W 

(716)872-4503 



'%'• 






CIHM/ICMH 

Microfiche 

Séries. 



CIHIVI/ICIVIH 
Collection de 
microfiches. 




Canadian Institute fer Historical Microreproductions / Institut canadien de micioreproductions historiques 





Technical ancJ Bibliographie Notaa/Notas techniques «t bibliographiques 



The Instituts has attempted to obtain the best 
original copy available for filming. Features of this 
copv which may be bibliographically unique, 
which may alter any of the images in the 
reproduction, or which may signifieantly change 
the usuel method of filming, are checked below. 



I — ~i Coloured covers/ 
VI Couverture de couleur 



I j Covers damaged/ 



D 
D 



Couverture endommagea 

Covers restored and/or laminated/ 
Couverture restaurée et/ou pelliculée 

Cover tiîle missing/ 

Le titre de couverture manque 



I I Coloured maps/ 



D 
D 
D 
D 

D 



D 



Cartes géographiques en couleur 

Coloured ink (i.e. other than blue or black)/ 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 



Coloured plates and/or illustrations/ 
Planches et/ou illustrations en couleur 



Bound with othef matériel/ 
Relié avec d'autres documents 

Tight binding may cause shadows or distortion 
along interior margin/ 

La reliure serrée peut causer de l'ombre ou de la 
distortion le long de la marge intérieure 

Blank leaves added during restoration may 
appear within the text. Whenever possible, thèse 
hâve been omitted from filming/ 
Il se peut que certaines pages blanches ajoutées 
lors d'une restauratiun apparaissent dans le texte, 
mais, lorsque cela était possible, ces pages n'ont 
pas été filmées. 



L'Institut a microfilmé le meilleur exemplaire 
qu'il lui a été possible de se procurer. Les détails 
de CGt exemplaire qui sont peut-être uniques du 
point de vue bibliographique, qui peuvent modifier 
une image reproduite, ou qui peuvent exiger une 
modification dans la méthode normale de filmage 
sont indiqués ci-dessous. 



I I Coloured pages/ 



Pages de couleur 

Pages damaged/ 
Pages endommagées 



I I Pages restored and/or laminated/ 



rf 



Pages restaurées et/ou pelliculées 

Pages discoloured, stained or foxed/ 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 



r^ Pages detached/ 



ri 



Pages détachées 

Showthrough/ 
Transparence 



I I Quality of print varies/ 



Qualité inégale de l'impression 

Includes supplemen'iary matériel/ 
Comprend du matériel supplémentaire 

Only édition availabie/ 
Seule édition disponible 



D 



Pages wholly or partially obscured by errata 
slips, tissues. etc., hâve been refilmed to 
ensure the best possible image/ 
Les pages totalement ou partiellement 
obscurcies per un feuillet d'errata, une pelure, 
etc., ont été filmées à nouveau de façon à 
obtenir la meilleure image possible. 



Additicnai comments:/ 
Commentaires supplémentaires; 



Irrsgular pagination : [ 1 ] • 16, [ 1 - 2 ] , i -xiip. 



This item is filmed at the réduction retio checked below/ 

Ce document est filmé «u teux de réduction indiqué ci-dessous. 



10X 








14X 








19X 








22X 








2SX 








30X 


























y 
























H 







12X 



16X 



aox 



24X 



28X 



32X 



The copy fllmad hera has ba«n raproduced thanks 
to tha ganarosity of : 

Library off the Public 
Archives of Canada 



L'exemplaire filmé fut reproduit grflce è la 
générosité de: 

La bibliothèque des Archives 
publiques du Canada 



The images appearing hère are the beat quality 
possible conf'id# Ing the condition end legibility 
of the original copy and in Iceeping with the 
filming contract spécifications. 



Original copies in printed paper covers are filmed 
beginning with the front cover and ending on 
the lest page with a printed or illustrated imprea- 
sion, or the beck cover when appropriate. Ail 
other original copies are filmed beginning on the 
first page wKh a printed or illustrated impres- 
sion, and ending on the lest page with a printed 
or illustrated impression. 



Les images suivantes ont été reproduites avec le 
plus grand soin, compte tenu de la condition et 
de la netteté de l'exemplaire filmé, et en 
conformité avec les conditions du contrat de 
filmage. 

Les exemplaires originaux dont la couverture en 
papier est imprimée sont filmés en commençant 
par le premier plat et en terminant soit par la 
dernière page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration, soit par le second 
plat, selon !e cas. Tous les autres exemplaires 
originaux sont filmés en commençant par la 
première page qui comporte une empreinte 
d'impression ou d'illustration et en terminant par 
la d«rnière page qui comporte une telle 
empreinte. 



The lest recorded frame on each microfiche 
shall contain the symbol -^ (meaning "CON- 
TINUED "), or the symbol V (meaning "END"), 
whichever applies. 



Un des symboles suivants apparaîtra sur la 
dernière image de chaque microfiche, selon le 
can: le symbole — ^ signifie "A SUIVRE", le 
symbole V signifie "FIN". 



Maps, plates, charts, etc., may be filmed et 
différent réduction ratios. Those too large to be 
entirely included in one exposure are filmed 
beginning in the upper left hand corner, left to 
rioiht and top to bottom, as many f rames as 
required. The following diagrams illustrate the 
method: 



Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être 
filmés è des taux de réduction différents. 
Lorsque Se document est trop grand pour être 
reproduit en un seul cliché, il est filmé è partir 
de l'angle supérieur gauche, de gauche è droite, 
et de haut en bas, en prenant le norv^bre 
d'images nécessaire. Les diagrammes suivants 
illustrent la méthode. 



1 


2 


3 




1 


. 2 


3 


4 


5 


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Collège Ste. ]V\arie 



ET 



ÉGLISE DÛ GÊSÛ 



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St, Mary's Collège 



AM) 



CHURCH OF THE GESU 




y\^ONTF^ÉAL 

POMPAGNIE d'JmPRJMERIePaNADIENNE, i.'2'-' fi U E |MorP^E-pAME 



1876 



%»iiHMiHHH»m«m«tfli>MffiiitHM»mnMini«M 



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Collège Ste. A\arie 



ET 



ÉGLISE DU GESÛ 



St, Mary's Collège 



AN» 



CHURCH OF THE GESÙ 




Montï\Éal 

Compagnie d^^mprimerie Canadienne. 'J^s fRuE )N[oi PyE-pAMB 

j 1876 



Ti" 



INTRODUCTION. 



Fondée et de'fmitivement organi- 
sée en 1540 i)ar St. Ignace de 
[^oyola, la Compagnie de Jésus avait 
déjà depuis plus d'un demi-siècle 
envoyé des missionnaires dans toutes 
les parties du monde. L'Amérique 
en particulier, à mesure qu'on y 
découvrait de nouvelles terres, était 
devenue le théâtre de leurs travaux. 
Déjà le Brésil, le Pérou, la Floride, 
le Mexique, presque tout le midi du 
Nouveau-Monde avait eu ses apô- 
tres ; le nord et plus spécialement 
le Canada eut les siens à son tour. 

En 161 1 les Pères Biard et Masse 
vinrent en Acadie s'associer aux 
premiers défricheurs de la Nouvelle- 
France. 

Fùn 1625 leurs successeurs,appelés 
par les Pères Récollets pour partager 
leurs pénibles travaux, débarquent 
au pied du rocher encore solitaire 
de Champlain ; dix ans plus tard 
(1635) ils y jettent les fondements 
de leur collège de Québec, où l'élite 
de la jeunesse canadienne alla dès 
lors se former à la science et à la 
vertu. 

L'année précédente (1634) le Père 
Lejeune avait fondé une résidence 
dans la ville naissante de Trois- 
Rivières. 

Montréal ne devait avoir son tour 
qu'en 1642 ; cependant dès 1626, 
lors de son premier voyage au pays 



Founded and defmitely organized 
in 1540 by St. Ignatius of Loyola, 
the Society of Jésus had been foi 
more than half a century sending 
missionaries into every part of the 
inhabited globe. America in parti- 
cular, as fast as new lands were 
discovered there, had become the 
scène of their labors. Bra/.il, Peru, 
Florida, Mexico, nearly the entire 
Southern part of the New World had 
received its apostles ; the Noith and 
more especially Canada was in turn 
to receive hers. 

In 161 1 Fathers Biard and Masse 
came to Acadia in company with 
the very first settlersof New- France. 

In 1625 their foUowers, being re- 
quested by the Recollet Fathers to 
share their hard labors, land at the 
foot of what was then the lonely rock 
of Champlain ; ten years later (1635) 
they there lay the fondations of their 
collège of Québec, where henceforth 
the fiower of Canadian youth went 
to be trained in science and virtue. 

The previous year (1634) Father 
Lejeune had established a résidence 
in the incipient city of Three-Rivers. 

It was only in 1^42 that Montréal 
was to hâve its turn; yet as far back 
as 1626, on the occasion of his first 



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des Hurons, le Pë»c de Brébeiif 
avait comme salué en passant le lieu 
de la future cité ; dans son second 
voyage, en 1635, il le signale comme 
le terme de la navigation fluviale, et 
par conséquent comme un poste 
d'une haute importance. La même 
année et les années suivantes le Père 
I.ejeune y médite, de concert avec 
la Om.pagnie des Cent Associés, une 
résiderce, qui sera peut-être, dit-il, 
un Jour une grande ville. 

En 1637 il y fait avec le gouver- 
neur un voyage d'exploration. Enfin, 
le 18 niai 1642 le Père Barthélémy 
Vimont, au nom de la Nouvelle So- 
ciété de Notre-Dame, organisée à 
Paris grâce surtout au zèle de Mon- 
.sieur Olier, bénit les fondements 
de la future cité de Ville-Marie par 
une consécration solennelle. 



Pendant les 15 premières années 
qui suivirent, c'est-à-dire jusqu'en 
1657, époque de l'arrivée des Mes- 
sieurs de S^ Sulpice, les Pères Jé- 
suites furent les ^jCuIs pasteurs de 
Montréal ; mais dès qu'ils eurent pu 
remettre entre bonnes mains le soin 
des âmes des colons, ils retournèrent 
à leur ministère de prédilection, 
l'évangélisation des pauvres sauva- 
ges. C'est vers la fin de cette période, 
au printemps de 1657, que le Père 
LeMoyne posa la première pierre de 
l'ancienne église de Notre-Dame de 
Bonsecours. 

En 1663, le Père Chaumonot, qui 
était venu amener à la nouvelle 
colonie en détresse un convoi de 
vivres, y fondait, de concert avec 
Monsieur Souart, Prêtre de St. Sul- 
pice, la Confrérie de la Ste. Famille, 
aujourd'hui encore florissante. 

En 1692, au moment où les dan- 
gers courus par les colons de la part 
des sauvages, et par suite les besoins 
de secours se multipliaient autour 
de Montréal, les Pères Jésuites vin- 
rent s'y fixer de nouveau, et y bâti- 



journey to the land of thc Hurons, 
Father de Hrébeuf had as it weie 
greeted on hi.s way the site of the 
future city ; in his second journc) 
(1635) he points it ont as the extrême 
limit of navigation on the St. Law- 
rence and conse(iuently as a spot of 
vast importance. In the same and fol 
lowing years Eather Lejeune in con- 
cert with the Company of the hundrcd 
Associates plans a settlemcnt at this 
very spot, 7vliich may perhaps, hc 
thought, some day bccome a large city. 

In 1637 together with the gov- 
ernor he came ihere on an exploring 
expédition. Finally, on May the i8th 
1642 Father Bartholomew Vimont, 
in the name of the New Society of 
OurLady, which had just been orga- 
nized in Paris, by the zeal especially 
of the Rev. Mr. Olicr, called down 
upon the foundations of the future 
city of Ville-Marie the choicest bless- 
ings of Heaven. 

During the 15 years following, 
viz. until the arrivai of the Rev. 
Sulpitian Priests in 1657, the Jesuit 
Fathers were sole pastors of Mont- 
réal ; but as soon as they could 
entrust to devoted hands the spiri- 
tual care of the settlers, they returned 
to their favorite occupation, the 
preaching of the Gospel to the for- 
lorn Indians. It was towards the 
end of this period that in the spring 
of 1657, Father LeMoyne blessed 
the corner stone of the ancient 
church oï Notre Dame de Bonsecours 
(Our Lady of Kind Help). 

In 1663 Father Chaumonot, whilst 
conveying to the starving settlers a 
cargo of provisions, founded, in 
Company with Rev. Mr. Souart, a 
Sulpitian Priest, the Confraternity 
of tlie Holy Family, which is even 
yèt in a flourishing condition. 

In 1692, when the dangers en- 
countered l)y the colonists from the 
Indians, were thickening, and the 
needs for help about Montréal on the 
increase, the Jesuit Fathers returned 
there again to settle and built within 



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rent une chapelle et une résidence. 
l.a même antie'e ils fondèrent dans 
leur chapelle la Coiii:;rc'^atioii lies 
J/oiiiiiics, et organisèri'Ut la Nciiroine 
en riiontieiir de St. François-Xavier, 
deux ceuvres (]ui leur ont survécu 
et {jui ont produit et produisent 
encore tant de fruits de .salut et de 
bénédiction. 

Leur terrain (chapelle, couvent et 
jardin) couvrait à peu près toute la 
surface occupée à i)rèsent par le 
Champ de Mars, le Palais de Justice 
et le nouvel Hôtel de Mlle. Une 
église fut ajoutée plus tard aux autres 
bâtiments et reconstruite en 1742 sur 
de jjIus grandes dimensions ; cette 
dernière faisait face à la rue formant 
aujourd'hui le côté est de la Place 
Jaccjues Cartier. 

, C'est dans cette terre, autrefois 
sacrée, que rejjosent les cendres de 
plusieurs de ces intrépides mission- 
naires qui arrosèrent de leurs sueurs 
et de leur sang la semence évangé- 
litiue. 

A partir de 1773, c'est-à-dire après 
un siècle et demi de travaux fruc- 
tueux, les derniers restes de la 
Compagnie sup})rimée s'éteignirent 
les uns après les autres. Le Père 
VVell, le dernier de Montréal, mou- 
rut en 1 791, et le Père Cazot, dernier 
de Québec, en 1800, au moment 
même où dans le nord de l'Kurope 
Dieu, par une providence toute 
spéciale, conservait les délms de la 
Coii!pa;:;iiie de Jésus en Russie, pen- 
dant la tourmente révolutionnaire, à 
l'abri et comme en réserve i)Our de 
meilleurs jours 

Durant leur vie le gouvernement 
anglais avait laissé aux Pères \ admi- 
nistration des biens de leurs com- 
munautés ; à leur mort, en dehors 
de tous les droits et malgré les récla- 
mations, il se proclama leur héritier 
sans plus de cérémonie. 

Les principaux Jé.suites morts 
martyrs de la foi ou du zèle aposto- 



the walls a house and (, hajjcl. The 
same year they estai )lished in their 
chapel the A/en' s Sodaiify, and the 
Novcna in Iwnor of St. Francis 
Xavier., two institutions tliat outlived 
their founders, and by (lod's bUssing 
art jjroducing to this day fruits of 
salvation in plenty. 

Their property (i iiapel, convcnt 
and garden) covered very nearly ail 
the ground now occupied by the 
Champ de Mars (Drilling ground), 
the Court House and the new City 
Hall. Later on a church was added 
to the other buildings and rebuilt 
in 1742 on a larger scale ; it faced 
the Street which now forms the Last- 
ern side of Jacques Cartier Square. 

There, in that ground held sacred 
then, lie the ashes of many a daunt- 
less missionary, who bedewed vvith 
his sweat and blood the sowings oi 
the (iospel. 

From the year 1773, after toiling 
with so much profit for a century 
and a half, those wno remained of 
the suppressed Society of Jésus were 
gradually gathered to their fathers. 
Father VVell, the last surviver in 
Montréal, died in 1791, and Father 
Cazot, the last one at Québec, in 
1800, at the very moment when, in 
the North of Europe God, by a 
spécial jjrovidence, preserved the 
remuants of the Society of Jésus in 
Russia, sheltered from the revolu- 
tionary storm sweeping over that 
continent, and patiently waiting for 
better days. 

During their life-time the English 
government had left to the Fathers 
the administration of the property 
belonging to their communities ; 
after their death, in spite of ail rights 
and protestations, the crown unce- 
remoniously proclaimed itself their 
heir at law. 

The niost remarkable of the Jesuit 
Fathers who died in Canada during 



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li(iuc en Tanafln. pendant le r7ème 
siècle furent : 

1° f,e Père de Noue, trouvé niort- 
■,'elé sur les bords du Saint- Laurent, 
vis-ii-vis de Sorel, le 2 fé\rier 1646. 

2' l.e Père Jogues, en mission 
chez les lro(|Uois, tué d'im coup de 
hache le 16 octobre 1646. 

3° Le Père Daniel, perce de llè- 
( hes et de balles par les lro(iuois, le 
4 juillet 1648, 

4'' Les Pères de Hrébeuf et (ia- 
briel Lallemant, brûlés par les Iro- 
([uois, le 16 et le ry mars 1649. 

5^ Le Père (iarnier, tué par les 
Iroquois, le 7 décembre 1649. 

(f Le Père C'habanel. noyé par 
un Huron apostat, en décembre 
1649. 

7" Le Père P>uteux, massacré par 
les Iroiiuois, le ro mai 1652. 

8° Le l'ère (iarreau, tué ])ar les 
îro(iuois le 2 septem])re 1656. 

9" Le Père Pierron, mis à mort 
par les sauvages, en mars 1673. 



the ryth ( entury martyrs for the 
failli or of their apostolic zeal were : 

i" Kather de Noue, found fro/en 
on the banks of the St. Lawrence, 
opposite Sorel, l'Vbruary the 2nd 
1646. 

2" Father Jogues, killed with a 
hatchet whilst ])reaching to the Iro 
quois, October the i6th 1646. 

3° Father 1 )aniel, shot with arrows 
and musket balls by the Iro(|uois, 
July the 4th 1648. 

4" Fathersde lirébeufand (lubriel 
Lallemant, who died at the stake 
ainong the lro(|uois, Mardi the i6th 
and i7th 1649. 

5^ l'ather (iarnier, killed by the 
Iro(iuois, December the 7th 1649. 

6' l'ather (Ihabanel, drowned by 
an apostate Huron, December 1649. 

7'' Father lîuteux, butchered b\ 
the Iro(iuois, May the loth 1652. 

8" F^ather (larreau, killed by the 
Irocpiois, September the 2nd 1656. 

9' Father Pierron, put to death 
by the Indians. in March 1^173. 



l^-.-\ 



yrs for the 
• /eal worc : 
DVind fro/cn 
I -awrcnce, 
■y thc 2iul 

lied vvith a 
; to thc Iro 
1646. 

with arrows 
c Iro(iuois, 

and (lahricl 
t thc stake 
•eh thc i6th 



lied by the 
: yth 1649. 
h-owncd by 
;niber 1649. 

tchcrcd b\ 
)th 1652. 
lied by the 
2nd 1656. 
it to death 
^ 1673. 



■■1 wHiiii 1 1 1 '■ i-j—i— niiai 



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f-. ..! 



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COLLEGE STE. MARIE. 

A ])cinc le Souverain Pontife Pie 
V^II eut-il en 1814 ranimé et rap- 
Iiroché les membres éj^ars de l'an- 
cienne Co))tpa^^nie de /l'si/s, (luun 
essaim de missionnaires en sortit 
comme les abeilles sortent de leur 
ruche au printemps. 

l^es pays (}ui étaient les ])lus en 
souffrance durent être servis les i)re- 
miers ; mais le Canada, l;ien (|ue 
pourvu assez abondamment d'ouvri- 
ei.i évangélitiues, avait gardé un trop 
bon souvenir de ses premiers apô- 
tres pour ne point les rai)peler avec 
amour ; du reste le pays grandissait 
à vue d'œil et ses besoins s'éten- 
daient dans la même proportion. 

Kn 1839, après moins de 40 ans 
d'absence, la Coinpa^i:;iiie de Jésus 
reparaissait sur les rives du Saint 
Laurent. 

Le Père Chazelle, alors recteur du 
Collège Ste. Marie, au Kentucky, 
est aj. pelé à Montréal par l'entremise 
de son ancien élève, Messire Qui- 
blier, supérieur des Messieurs de St. 
Sulpice, pour y donner les exercices 
de la retraite pastorale au clergé du 
diocèse. A cette occasion tous, tant 
cierge (jue pénible, exj)rimèrent un 
vif désir de revoir les Pères au Ca- 
na da. 

En 1841, lors de son premier voy- 
age c^ Rome, Sa drandeur, Monsei- 
gneur Bourget adressa dans ce but 
au uénéral des Jésuites une sup])li- 
que solennelle, et en conséquence le 
31 mai 1842 les Pères Chazelle, 
Martin, Te//ier, Lin'sct, Haiiipaiix et 
du Raïujiiet arrixèrent à Alohtréal 
peur y renouer la chaîne des anciens 
apôtres du Canada. 

Monseigneur leur fit un accueil 
chalc'reux et leur donna une géné- 
reuse hospitalité à l'évéché même. 



ST, MARY'S COLLEGE. 



Scarcely had the Sovereign Pon- 
tiff, J'ius Vri recalled to life and 
brougl.t together the scatlered nieni- 
bers t)f the former Soeiety of Jésus, 
when a host of missionaries came 
forth fro:n her midst like bées from 
their hive in si)ring-time. 

The countries that stood in great- 
est need of help were of covirse the 
first attended to ; but Canada, though 
not jjrecisely in want of spi.-itual 
n'orkmen, had kept too fond a re- 
meml)rance of her first apostles not 
to haii them again with joy ; besides 
the Colony hère was visibly develop- 
ing and wants kept pace with the 
increasing growth. 

In 1839, after less than 40 years 
absence, the Soeiety of Jésus ai)peared 
once more on the banks of the St. 
Lawrence. 

lather Chazelle, then Président 
of St. Mary's Collège, Kentucky, was 
requested by Rev. Mr. Quiblier, 
f M-merly a pupil of his and then the 
Superior of the Sulpitian Priests, to 
come and preach the Pastoral Re- 
treat to the clerg}- of this diocèse. 
On this occasion both ])riests and 
jjeople expressed their earnest wish 
that the Fathers should return to 
Canada. 

In 1041, on his nrst visit to Rome, 
His Lordship lïishoplîourgetbrought 
to this effect a solemn pétition to 
the (ieneral of the Jesuits, and con- 
se«iuently on May the 3ist 1S42, 
Fathers Chazelle, Martin, Tellier, 
Luiset, Hanipaux and du Ranquct 
came to Montréal to link Canada's 
l)resent with its past. 

His Lordshi]) the Rishoo gave 
them a hearty welcome and they werc 
lodged in his own résidence. 



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8 — 



I 

!1 






L'année suivante (1843) l'Hono- 
rable Charles-Séraphin Rodier mit à 
leur dispoîjition la moitié de sa pro- 
l)re maison pour servir de noviciat ; 
ils y restèrent jusqu'en 1851. 

En 1847 le typhus et le choléra 
combine's décimaient la population 
irlandaise immigrant alors en foule ; 
6 Pères Jésuites de New-York vin- 
rent aussitôt porter secours au clergé 
de Montréal épuisé de fiitigues et 
trop peu nombreux pour suffire à la 
nécessité du moment. 

Cependant les besoins de l'édu- 
cation dé kl jeunesse avaient aussi 
grandi singulièrement depuis quel- 
ques années et la langue anglai.ie 
avait acquis une importance extraor- 
dinaire à Montréal, depuis surtout 
que cette ville était devenue en 1840 
la capitale des de//x Canadas réunis. 

La population intelligente deman- 
dait à grands cris aux Pères Jésuites 
d'ouvrir un 'collège où l'anglais et 
les branches commerciales fussent 
cultivés de front avec le français et 
les études classiques. 

Dès le ler novembre 1845 avait 
eu lieu une assemblée publique des 
principaux citoyens sous la prési- 
dence de Monseigneur Bourget dans 
le but de prendre les mesures néces- 
saires pour ouvrir au plus tôt le col- 
lège en question. I^'enthousiasme 
fut immense ; mais les malheurs du 
temps, entre autres le grand incendie 
de Québec et la crise financière, for- 
cèrent à retarder les travaux de con- 
■.cruction. 

Commercé en mai 1847, l'édifice 
ne fut achevé même partieUement 
qu'en avril 185 1 ; mais dès le 20 sej)- 
tembre 1848 les classes avaient été 
ouvertes dans un local improvisé, sim- 
ple maison de bois encore debout 
en ce moment, et située au coin des 
rues Dorchester et St. Alexandre. 

Dès la première année le nombre 
des élèves fut de 65 ; en 1850, il 
était de 124 ; en 1860, de 249, et en 
1870, de 336. 



Next year (1843) the Honorable 
Charles Séraphin Rodier offered 
them for a novitiate half of his own 
mansion, where they remained until 
1851. 

In 1847 typhus and choiera began 
sweeping away numljers of Irish emi- 
grants on their very landing in this 
country ; at once 6 Jesuit Fathers 
hurried from New York to assist the 
Montréal clergy already worn out 
from fatigue and déficient in number 
for the needs of the moment. 

Meanwhile a want had been fait 
for some years in the educational 
department ; the Knglish language 
also had acquired an extraordinary 
importance in Montréal, especially 
since the city had become in 1840 
the capital of the United Canadas, 

The educated citizens earnestly 
begged of the Fathers to open a 
collège where Engiish and the com- 
mercial matters would be taught as 
well as French and classics. 

As far back as November the ist 
1845 a public meeting had been held 
by the most influential citizens under 
the presidency of Bishop Bourget in 
order to take steps for the opening 
of the much-desired collège at the 
earliest ])eriod. Enthusiasm ran high, 
but such were the misfortunes of the 
time, owing in particular to the great 
fire of Québec and to the financial 
crisis, that the undertaking was ine- 
vitably postponed. 

Begun in May 1847, the building 
was only partly completed in April 
1851 ; the school had however been 
opened on September the 2oth 1848 
in a tenqjorary frame building, still 
extar.t, and standing at the corner 
of Dorchester und St. Alexander 
Streets. 

l'A'en during the first year the 
pupils numbered 65 ; in 1850 they 
where 124; in 1860 they had in- 
creased to 249, and in 1870 to 336. 



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4 



Le ])lan ci-joint fut conclu et exé- 
cuté par le R, P. Félix Martin lui 
même, premier recteur du collège 
Ste. Marie. 

T/aile droite ne fut terminée qu'en 
1855; la façade principale du côté 
de la cour des élèves, attend encore 
aujourd'hui son portique et sa colon- 
nade. 

L'édifice complet, bâti en pierre 
de taille, a 225 pieds de long, et en 
moyenne 50 de large et 60 de haut. 

Le Collège Ste. Marie, ajjrès avoir 
ajouté à son enseignement un Cours 
de Droit, fut incorporé par acte du 
Parlenitînt Provincial en 1852. 

Le Cours d'Etudes, dans lequel 
l'Instruction Religieuse tient le pre- 
mier rang, se divise en deux sec- 
tions : le Cinirs Classique et le Cours 
de Commerce. 

Le Cours Classique, enseigné 
spécialement en français, embrasse 
l'étude approfondie des Laiv^ites et 
Littératiiie latine, ii[rcc</ ne, française 
et anglaise, des Mathématiijnes pures 
et appliquées, de F Histoire et de la 
Giûh^raphie, de ht PhilosopJiie et des 
Sciences naturelles, en un mot, de 
tout ce qui prépare aux carrières 
libérales. 

Il est divisé en //////classes : Élé- 
ments LATINS, Syntaxe, Méthode, 
Versification, Belles - Lettres, 
Rhétorique, 1ère et 2e Année 
DE Philosophie. 

Le Cours de Commerce, ensei- 
gné spécialement en anglais, em- 
brasse les Lani^ues et Littérature 
anglaise et française, les Mathémati- 
ques et autres brancl es mentionnées 
ci-dessus, et de plus la Tenue des 
Livres, et tout ce qui prépare aux 
carrières commerciales et industri- 
elles. 

Il est divisé en quatre classes : 

CiRAMMAIRE, LiTIÉRATURK, RhÉ- 

l'ORiQUE et Philosophie. 

Il y a en outre des Classes Élé- 
mentaires et Préparatoires pour les 
élèves trop peu avances pou; l'un et 
l'autre cours. 



The accompanying plan was de- 
signed and carried out l)y Rev. 
Father Félix Martin hiniself, the first 
président of St. Mary's Collège. 

The right wing w^as finished in 
1855 ; the front facing the boys' play 
ground is even yet without its portico 
and row of columns. 

The entire structure, built in free 
stone, is 225 feet long, and on an 
average 50 wide by 60 high. 

St. Mary's Collège was incorpo- 
rated by an Act of the Provincial 
Parliament in 1852, after adding to 
its prograuiuie a Course of I-aw. 

The Course of Studies, in which 
Religions Instruction holds the first 
rank, is divided into two Sections : 
the Classical and the Commercial. 

The Classical Course, princi- 
pally taught in French, is designed 
to mii)art a thorough knowiedge of 
the Grcek, French, Latin and Jinvjish 
L^anguages and LJterature, pure and 
mixed Mathematics, Lfistory and 
Geoi:;raphy, Philosophy and Natural 
Sciences, and whatever is necessary 
as a i)reparation for a professional 
career. 

It comprises eight Classes : Latin 
Eléments, Svntax, Method, Ver- 
sification, Belles-Lettres, Rhe- 
TORic, ist and 2nd Yeap of Philo- 
sophy. 

The Commercial Course, prin- 
cipally taught in English, embraces 
the Éni:;lish and French L^anguages 
and LitcrCiture, Mathematics and the 
other branches nanied above, iiiore- 
over Book-keeping, and whatever else 
niay fit a young man for coniniercial 
and industrial pursuits. 

It comprises four Classes : Gram 
MAR, Literaiure, Riietoric and 
Philosophy. 

Tliere are, raoreover, Elementary 
and Preparatory Classes for younger 
students. 



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II 



ÉGLISE DU GESÙ. ' CllURCII OF nm GESÙ. 



Depuis plusieurs années Sa Gran- 
deur Monseigneur Bourget, désirait 
voir s'élever à côté du Collège Ste. 
Marie une grande et belle église, 
dédiée au Sacré Cœur de Jésus. 11 
exprima ses v eux a\-ec tant d'ardeur 
et de persévérance, cpie malgré les 
mille obstacles tjui se présentaient 
au projet, les Pères encouragés du 
reste par l'enthousiasme général, et 
confiant en la divine Providence, se 
mirent résolument à l'œuvre. 



Le 19 mars 1.S64, fête de St. Jo- 
seph, on commença à déblayer le 
terrain, et ])eu de semaines plus tard 
on entreprit les travaux de construc- 
tion. 

Le plan fr.t fourni par Monsieur 
Keely, architecte de Brooklyn ; c'est 
sans contredit une œuvre de génie, 
con(jue en imitation du plan de 
l'Eglise du G<'s//. une des plus belles 
basiliques de Rome. 

lîénit et ouvert au culte le 3 dé- 
cembre 1865, le Gcsù de Montréal 
n'a cessé depuis lors d'être fréc]uenté 
j)ar des foules ])ieuses, qui viennent 
y ])rier et entendre la parole de I )ieu. 
{)n y prêche les dimani;hes et fêtes 
deux fois en fran(;ais(à la grand'messe 
et à l'archiconfrerie) et deux fois en 
anglais (à la messe de 8 hrs. et à 
l'office du soir). . ' 

Pendant la belle saison de nom- 
breux visiteurs s'y succèdent à toute 
heure du jour, et tous en emportent 
un excellent souvenir et jjroclarnent 
le Ges/) de Montréal un des plus 
beaux édifices religieux fie l'Améri- 
que du Nord. 

C'est un vaisseau de 194 pieds de 
long, de 144 i)ieds de large dans le 



For several years His Lordship 
Bishop Bourget had expressed a 
désire to see side by side with St. 
Mary's Collège a large and hand- 
some church, dedicated to the Sacred 
Heart of Jésus. He made known 
his wishes with so much earnestness 
and persévérance that, notwithstand- 
ing the thousané obstacles that 
thwarted the project, the Fathers 
resolutely went to work, encouraged 
as they were by the gênerai enthu- 
siasm and trusting in divine Provi- 
dence. 

On March the i9th 1864, Feast 
of St. Joseph, they began clearing 
the ground and a few weeks later 
the l^uilding commenced. 

The i)lan was designed by Mr. 
Keely, of Brooklyn, architect. It is 
certainly a stroke of genius in its 
imitation of the Gesù, one of the 
finest Basilicas in Rome. 



Blessed and opened for worshi^) 
on December the 3rd 1865, the 
Gt'sù of Montréal has not ceased 
since then to be fre(|uented by pious 
crowds, coming there to pray and 
hear the word of Cod. J'ivery Sunday 
and Holiday there are two sermons 
in l'rench (at High Mass and at the 
meeting of the Archconfraternity) 
and two in English, viz : at 8 o'clock 
Mass and at the Fvening Service. 

During the summer months nu- 
merous visitors may be seen entering 
the sacred building at every hour of 
the day, and ail of them keep of it 
an excelleiU remembrance and o])en 
ly proclaim it one of the finest 
churches in North .\merica. 

Its Icngth is 194 feet, its width in 
the transept 144 feet, and its heighi 



E GESU 

pis Lordship 
ex pressée! a 

iile with St. 
j and hand- 
to ïhe Sacred 
nade known 

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transept, et de 75 pieds de haut 
dans les grandes nefs. Ces dimen- 
sions sont distribuées comme suit : 

Lo/i^i:;iici'r : 1° un vestibule inte'- 
rieur de 17 pieds, surmonté d'une 
première tril)une pour le peui)le, et 
d'une seconde pour l'orgue ; 2'' du 
pied de l'église proprement dite 
jus(iu'à la naissance de la grande 
nef du tra isept, 85 pieds distribués 
en 5 arcades, chacune de 1 7 pieds ; 
3^^ du transept à la balustrade du 
chœur, 40 pieds ; 4° de la balustrade 
jusfiu'au fond du chicur, 50 pieds. 

La>xeiir : Transept, 144 pieds; 
reste de l'église, 96 pieds, c'est-à- 
dire, 40 de nef principale ; de chaque 
côté, 15 pieds de bas-côtés, ]j1us 13 
pieds de chapelles latérales, qui se 
succèdent au nombre de 4 de chaque 
côté. 

Hauteur : (Jrandes nefs, 75 pieds ; 
bas-côtés, T^2 pieds 

I; extérieur est grandiose quand il 
est vu de distance ; malheureuse- 
ment les tours qui en seraient le 
principal ornement restent encore à 
bâtir. 

Mais c'est dans la beauté de son 
architecture, de ses sculptures et de 
SCS peintures que consiste le princi- 
pal mérite du Gesïi. 

I. Architecture. Le style est du 
genre grec de la Renaissance et de 
l'espèce particulière que l'on ajjpelle 

, florentin ; les colonnes sont compo- 
te sites, mais d'une longueur qui dé- 
* passe c[uelque peu la longueur vou- 
lue par les règles de l'art. 

L'ensemble présente un caractère 
de légèreté et d'élégance remarqua- 
bles. 

I I. Kn fait de sculptures il y a les 
autels, les statues et la chaire. 

L'église présente la forme d'une 
croix latine ; la tête de la croix c'est le 

^ sanctuaire ; c'est là que se trouve 

^ le maître-autel ; le Saint Sacrement 

% y réside nuit et jour. 

l Une statue de Notre-Seigneur mon- 
trant son cœur adorable occupe une 
niche dans la partie supérieure de 



in the middle aisles 75 feet. 'l'hese 
dimensions are distributed as fol- 
lows : 

Leugth : 1° an interior porch >^ 
1 7 feet, crowned with a double g. 
lery, the upper being occupied by th' 
organ and choir ; 2" from the foot 
of the church projjer to the nave of 
the transept, 85 feet embracing 5 
arches, each one of 1 7 feet ; 3"" from 
the transept to tlv^' railing, 40 feet ; 
4^" from the railing to the extremity 
of the sanctuary, 50 feet. 

IViiîth : Transept, 144 feet; re- 
mainder of the church, 96 feet, viz : 
40 in the nave; 15 for each side- 
aisle and 13 for each of the side- 
chapels, projecting four in number 
on each side. 

Heii^ht : Middle aisles, 75 feet: 
side aisles 2»'^ feet. 

The exterior of the church has an 
imposing appearance when seen irom 
a distance ; unfortunately the towers 
that would be its principal ornament 
are yet to be built. 

But it is the beauty of its archi- 
tecture, its sculptures and its paint- 
ings that constitute the chief merit 
of the Gesti. 

L Architecture. The style is (ireek 
of the Renaissance, c^ that peculiar 
kind called Florentine ; the columns 
are composite, and somewhat higher 
than the rules of art would grant 
them. 

The gênerai appearance is remark- 
ably light and élégant. 

IL The varions sculptures dcco. the 
altars, statues and pulpit. 

The church has the form of a 
Latin cross ; the head of the cross 
is the sanctuary; there stands the 
High-altar where the Blessed Sacra- 
ment dwells niglu and day. 

A statue of (Jur Lord showing us 
His adorable Heart, occupies a niche 
m the upper part of the altar ; thi' 



-4 



•1*1! 

•i|| 



;ï.1 



l'autel ; les deux niches inférieures 
sont destinées à recevoir les statues 
de St. Pierre et de St. Paul. 

Dans les deux bras de la croix 
formant le transept se trouveront 
bientôt, il fout l'esijérer, d'un côté 
l'autel de St. Tgnac:e de Loyola, et 
de l'autre celui de St. François- 
Xavier. 

Dans les ([uatre chapelles qui for- 
ment les bas-côtés du transept sont 
les autels de la Ste. Vierge, de St. 
Joseph et de Ste. Cécile ; le qua- 
trième angle est occupé jjar l'orgue 
des élèves. 1 /autel de la Ste. Vierge 
est orné des statues de St. Jean 
l'Évangéliste et du Bienheureux Jepn 
Perchmans, outre celle de la Ste. 
Vierge ; l'autel de St. Joseph, des 
statues de Ste. Thérèse et de la Pien- 
heureuse Marie Anne de Paredes, 
outre celle de St. Joseph. 

Enfin, les cryptes de (•ha(pie côté 
du sanctuaire et des bas-côtés sont 
destinées à renfermer chacune un 
autel, ce qui portera le nombre total 
des autels à seize : à côté du sanc- 
tuaire, le autels de St. Louis de 
Gonzague et de St. Stanislas Kostka; 
le long des bas-côtés de l'église, à 
droite en descendant, les autels de 
la Bienheureuse Marguerite-Marie, 
de St. Zenon, des Martyrs du Japon, 
et du Bienheureux Pierre Claver ; à 
gauche, ceux de St. Antoine de I^a- 
doue, de Ste. Philomène, des Ames 
du Purgatoire et du Bienheureux 
Alphonse P^odriguez. 

Ces autels, sculptés v^n bois du 
pays, ainsi que le parquet du sanc- 
tuaire, sont principalement dûs au 
ciseau de M. Pigeon ; la chaire a été 
faite à New- York ; la statue du Sacré- 
Cœur vient de Munich, les autres, 
de Paris ; celles des quatre Évangé- 
listes ([ui portent les chandeliers à 
sept branches et occupent les quatre 
coins de l'intersection de la grande 
nef et du transept ont été faites à 
Montréal. 

Ajoutons ici que les deux orgues 
sont de la manufacture de M. Mit- 



of the cross 
will soon be 
one side the 



two lover niches are dcstined to 
receive statues of St. Peter and St. 
Paul. 

In the two arms 
forming the transejit 
erected, we hope, on 
altarofSt. Ignatius of Loyola, and 
on the other that of St. Francis 
Xavier. 

In the four chapels that form the 
side-aisles of the transept are the 
altars of the Blessed Virgin, St. 
Joseph and St. Cecilia ; the fourth 
corner contains the student.s' organ. 
The Blessed Virgin's altar is adorned 
with the statues of St. John the 
Kvangelist and Blessed John Berch- 
mans besides that of the lilessed 
Virgin ; St. Joseph's altar, with the 
statues of St. Theresa and Jilessed 
Mary Ann de Paredes besides that 
of St. Joseph. 

Finally the ciypts on both sides 
of the sanctuary and the side-aisles, 
are destined each of them to receive 
an altar, makingthus the fuU number 
of altars si.xteen ; on either side of 
the sanctuary, the altars of St. Aloy- 
sius (îonzaga and St. Stanislaus 
Kostka ; along the side-aisles, on the 
right when going down, those of 
Blessed Margaret-Mary, St. Zeno, 
the Jai)anese Martyrs and Blessed 
Peter Claver ; on the left, those of 
St. Anthony of Padua, St. Philome- 
na, the Soûls in Purgatory, and 
Plessed Alphonsus Rodriguez. 

Most of thèse altars, made of Ca- 
nadian wood, as well as the sanctu- 
ary floor, are the work of Mr. Pigeon ; 
the pulpit is from New- York, the 
statue of the Sacred Heart from 
Munich, the others from Paris ; those 
of the four Evangelists bearing the 
lustres with seven branches were 
made in Montréal ; the latter occupy 
the four corners intersecting the cen- 
tre nave and the transept. 

We may add by the way that both 
organs were built by Mr. Mitchell ; 






4 



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M 



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destined to 
Peter and St. 

of the cross 

kvill soon l)c 

one side thc 

Loyola, and 

■ St. Francis 

that form the 
sept are the 
Virgin, St. 
i; thc fourth 
idents' organ. 
tar is adorned 
St. John the 
1 John lierch- 

■ the lîlessed 
Itar, with the 
, and lilessed 
;s besidcs that 

Dn both sides 
the side-aisles, 
iiem to receive 
le full number 
either side of 
rs of St. Aloy- 
5t. Stanislaus 
e-aisles, on the 
)\vn, those of 
ry. St. Zeno, 
and Blessed 
left, those of 
St. Philome- 
urgatory, and 
odrigue/. 

5, made of Ca- 
as the sanctii- 
of Mr. Pigeon; 
^Jew-York, the 
Heart from 
m Paris ; those 
ts bearing the 
jranches were 
e latter occupy 
ecting the cen- 
sept. 

î way that both 
Mr. Mitchell ; 



chell, et que, vu surtout lu modicité 
de leur prix, ils font grand hoiineur 
à cet honnête et habile fiicteur. 

III. Mais c'est par ses peintures 
surtout (lue le Gesîi attire l'admira- 
tion des visiteurs. 

L'édifice, dn pied au sommet, est 
décoré de dessins imitant ou com- 
plétant les reliefs de la partie plasti- 
(jue ; au milieu des lignes d'un gra- 
cieux un peu sévère, qui forment 
l'encadrement des panneaux, sont 
jetées les frescjues, dont la plupart 
sontdes copies de chefs-d'ceuvrcs des 
grands maîtres de l'école allemande 
moderne ; ce travail, dû au pinceau 
de M. Mullcr, peut se diviser en 
trois parties : le premier plan rap- 
proché de la terre, une zone hori- 
zontale à mi-hauteur de l'édifice, et 
enfin la voûte. 

Et d'abord derrière le maître-auiel 
se dessine comme en relief le grand 
tableau du Crucifiement de Jésus- 
Christ ; le côté entr'ouvert, le cœur 
percé pour notre, amour nous rap- 
pellent l'objet par excellence de 
notre dévotion. 

Dans la chapelle de la Ste. Vierge, 
derrière l'autel, c'est la Trts-Sainte 
Trinité couronnant la Bienheureuse 
Vierge Marie, Reine des Anges ; 
dans celle de St. Joseph, on voit de 
môme le Père Eternel assis sur son 
trône, et des anges déroulant l'in- 
scription : j'te ad Joseph (Allez à 
Joseph.) 

Dans le transept, d'un côté de 
l'autel de St. Ignace on voit ce saint 
occupé da!îs la grotte de Manrèse à 
écrire comme sous la dictée de Ma- 
rie son admirable livre des Exercices 
Spiritueh ; de l'autre, c'est Notre 
.Seigneur apparaissant au saint et lui 
disant : "/^ ^^ serai propice à Ronie^ 

De raême d'un côté de l'autel de 
St. François Xavier nous voyons le 
supplice des trois saints martyrs 
japonais Paul Michi, Jean de Goto 
et Jacques Kisaï ; de l'autre, le mar- 



taking into account especially their 
moderate cost they speak much in 
favor of the builder's probity and 
skill. 

III. But it is to \.\\c paintini^s espe- 
cially that the admiration of the 
visitors to the Gcsii is drawn. 

The entire building from tloor to 
ceiling is adorned with designs that 
imitate or complète the embossments 
of the plastic work ; there, surround- 
ed and as it were enshrined by lines 
most graceful and chaste, display 
themselves the frescoes, most of 
which are copied from th master- 
pieces jf thc ;(^dern German school ; 
the complète work, due to the skill 
of Mr. Mullcr, may be divided into 
three parts ; the walls, a horizontal 
belt half way up the building, and 
the ceiling. 

And first of ail, behind the High 
Altar appears, as if it were, carved 
from stone the grand tableau of 
Christ's Crucifixion ; His open side, 
His Heart pierced for our sake al 
once remind us of Him who is em- 
phatically the object of our dévotion. 

In Our Lady's chapel, behind thc 
altar we behold the Most Holy Tri- 
nity crowning the Blessed Virgin. 
Queen of Angels ; in St. Joseph's 
chapel, we see likewise the Eternal 
Father seated on His throne, whilst 
angels are unfolding a scroll with 
thèse words : Ite ad Joseph (Go to 
Joseph.) 

In the transept, on one side of 
St. Ignatius' altar the saint in the 
grotto of Manresa may be seen en- 
gaged wrlting, as it were under the 
guidance of Mary, his admirable book 
of the Spiritual Exercises ; on thc 
other side Our Lord is seen appearing 
to the saint and saying to him : " / 
shall be favorable to thee in Rome." 

In the same way, on the left oi 
St. Francis Xavier's altar is painted 
the crucifixion ofthe 3 holy Japa 
nese martyrs, Paul Michi, John dt- 
Goto and James Kisaï ; on the right, 




'? 



— 14 - 



tyre du Bienheureux Jean de Britto, 
décapité au ivlarava. 

D^'rrière l'autel de Ste. Cécile on 
voit le martyre du Bienheureux An- 
dré Bobola, mis h. m )rt par les Co- 
safjues, et derrière le petit ori^ue 
celui des Pères de Brébeuf et Lalle- 
mint, victimes de la cruauté' des 
Iro [uois. 

A la même hauteur que ces fres- 
ques se trouve de cha([ue côté du 
sanctuaire une magnificiue peinture 
à l'huile due au pinceau des frères 
Gagliardi de Rome ; l'encadrement 
a été fait par Monsieur Ménard de 
M jntréal. I/un des tableaux repré- 
sente St. Louis de (ion/ague rece- 
vant la Ste. Eucharistie pour la pre- 
mière fois de la main de St. Charles 
Borromée ; l'autre, St. Stanislas Kost- 
ka, recevant de même la .sainte com- 
munion de la main d'un ange. 

La chapelle de la Sainte Vierge 
recevra au tvibleau représentant Jé- 
sus enfant et St. Jean-Baptiste en la 
compagnie de Marie ; et '.a chapelle 
de St. Joseph, un autre représentant 
la Ste. Famille fuyant en Egypte. 

Dans les bas côtés les tableaux 
des 14 stations du Chemin de Croix, 
peints sur les dessins du Père Ar- 
thur Martin, sans être remarquables 
par leur mérite, produisent néan- 
moins un bon effet. 

Si nous élevons maintenant les 
yeux plus haut, nous remartiuons à 
mi-hauteur de l'édifice une série de 
médaillons représentant les princi- 
paux saints de la Compagnie de 
Jésus. Dans le transept, c'est d'abord 
St. Ignace, puis St. François Xavier, 
et en face d'eux St. François de 
Borgia et St. François Régis ; ensuite 
en descendant vers le bas de l'église, 
à droite et à gauche les Saints Louis 
de Gonzague, Stanislas Kostka et 
François de Hieronimo, et les Bien- 
heureux Alphonse Rodriguez, Pierre 
Claver, Ignace d'Azevedo, Pierre 
Canisius, et Jean Berchmans. 



the martyrdom ot Blessed John de 
Britto, beheaded at Marava,in India. 

Behind St. Cecilia's altar is de- 
picted the martyrdom of Blessed 
Andrew Bobola, put to death by the 
Cossacks, and behind the students' 
organ the death of Fathers de Bré- 
beuf and Lallemant, who fell victims 
of the cruelty of the Iroiiuois on the 
shores of Lake Superior. 

Parallel to the latter frescoes, on 
each side of the sanctuary, are two 
splendid oil paintings by Gagliardi 
Brothers, of Rome ; the frames were 
made by Mr. Ménard, of Montréal. 
One of them represents St. Aloysius 
Gonzaga receiving the Holy Eucha- 
rist for the first time from the hand 
of St. Charles Borromeo ; the other. 
St. Stanislaus Kostka, when holy 
communion was brought to him by 
an angel from heaven. 

Our Lady's chapel will soon be 
adorned with a painting representing 
the Child Jésus and St. John the 
Baptist in company with the Blessed 
"Virgin ; and St. Joseph's chapel with 
one representing the flight of the 
Holy Family into Egypt. 

In the side aisles we find the 14 
paintings of the stations of the Cross, 
made after the designs of Father 
Arthur Martin ; without being very 
remarkable for their merit, they still 
produce a good effect. 

If we now raise our eyes higher, 
we perceive at mid-height of ihe 
building a séries of médaillons repre- 
senting the principal saints of the 
Society of Jésus. They are, in the 
transept St. Ignatius Loyola, St. 
Francis Xavier, and opposite them 
St. Francis Borgia et St. Francis 
Régis ; then on the right and left of 
the centre nave. St. Aloysius ( ionzaga. 
St. Stanislaus Kostka, St. Francis of 
Girolamo, and the Blessed Alphon- 
sus Rodriguez, Peter Claver, Igna- 
tius d'Azevedo, Peter Canisius and 
John Berchrnans. 



* 



— ir. — 



sed John de 
a va, in India. 
altar is de- 
of Blessed 
death by the 
the students' 
thers de Bre- 
o fcll victims 
xiuois on the 
r. 

frescoes, on 
uary, are two 
by Gagliardi 
: frames were 
of Montréal. 
; St. Aloysius 
Holy Eucha- 
om the hand 
o ; the other, 
, when holy 
ht to him by 



will soon be 
; representing 
St. John the 
h the Blessed 
's chapel with 
tiight of the 
bt. 

: find the 14 

of the Cross, 

-.s of Father 

it being very 

erit, they still 

eyes higher, 
leight of the 
iallions repre- 
saints of the 
ïy are, in the 
Loyola, St. 
pposite them 
St. Francis 
ht and left of 
siusOonzaga, 
St. Francis of 
s.sed Alphon- 
Claver, Igna- 
Canisius and 



Enfin, la voûte se déploie sous nos 
regards. Nous ne croyons pas e.xagé- 
rer en disant qu'elle est toute entière 
un poëme, dont il faut d'abord cher- 
cher la clef dans l'unité, source de 
toute véritable beauté. (Jr, la clef 
de voûte du poëme, ici, nous paraît 
être le St. Nom de jÉsu.s, ([ui brille 
en lettres d'or sous la coui)ole. Tout, 
en effet, dans ces tableau.x ravis- 
sants, tout se rapporte à ce Sauveur 
adorable. Sa vie mortelle, cachée 
ou publique, de la crèche à la croix ; 
sa vie glorieuse sur terre et au ciel : 
tout est là. 

Au-dessus de cet autel, où il réside 
dans son sacrement d'amour et s'im- 
mole tous les jours d'une manière 
mystifiue, et derrière lequel se dres- 
sent la Croix et le Calvaire, nous 
voyons au fond de l'abside l'Agneau 
de Dieu, tel (jue représenté dans 
l'Apocalypse, couché sur le livre 
mystérieux aux sept sceaux ; devant 
lui sont prosternés les vingt-c[uatre 
vieillards tenant leurs harpes et 
leurs encensoirs d'or pleins de par- 
fums. 

Puis au centre même de la voûte 
du sanctuaire, nous voyons le doux 
Agneau de Dieu commencer sa car- 
rière mortelle ; c'est lui, l'Enfant 
Divin, qui, pour nous et pour notre 
salut, est descendu des cieux, et a 
pris chair dans le chaste sein de la 
Vierge Marie. Le voilà tel que les 
anges le dépeignent aux bergers : 
un enfant, enveloppé de langes et 
couché dans une crèche. 

Suivons la voûte jusque dans îe 
transept. 

A gauche, occupant un point cen- 
tral, c'est l'Enfant-Dieu à l'âge de 
douze ans, assis au milieu des Doc- 
teurs ; à droite, c'est le même Enfant 
à Nazareth, aidant St. Joseph, son 
père nourricier, dans son travail 
d'artisan ; près de lui sa sainte Mère, 
occupée à filer. Sainte Famille, 
Trinité terrestre ! 



Finally the ceiling with its beauties 
claims our attention. Hère \ve bave, 
nithout exaggeration, a complète 
poem, of which the key nnist be 
found in that source of ail true 
beauty, unity. Now the key to our 
présent poem is evidcntly tle Holy 
Name of Jksis, traced in golden 
letters in the centre ol the (Upcla. 
Every thing in lact in tliose < haiming 
frescoes points to that adorable Sa- 
vior. His mortal life, both hidden 
and public, froni the manger to the 
cross ; His glorious lite both on 
earth and heaven : ail is there, 

Above the altar, where He résides 
in His Sacrament of love and immo- 
lâtes himself daily in a mystical 
manner, and behind vhich rise the 
Cross and Calvary, we j^erccive at 
the extremity of the apsis the I amb 
of Clod, as He is re])resented in the 
Apocalypse, reclining on the myste- 
rious book with the seven seals : 
before him are iirostrate the four 
and twenty Elders holding harps 
and golden thuribles filled with in- 
cense. 

Then in the very centre of the 
arch of the sanctuary that meek 
Lamb of Cod is seen beginning His 
mortal career ; it is He, the Divine 
Infant, who for us and our salvation 
has come down from heaven and 
taken fiesh in the chaste womb of 
the Virgin Mary. There He is, just 
as the angels described Him to the 
shepherds : a child, wrapped up in 
swaddling clothes, and lying in a 
manger. 

Let us now look at the ceiling 
in the transept. 

On our left, in a central position, 
we hâve the Child Jésus at the âge 
of twelve years sitting in the midst 
of the Doctors ; on our right the 
same Child at Nazareth helping St. 
Joseph, His foster-father in the work 
of his trade ; ncar by, is the Hoh 
Mother, employed with her distaff. 
O Holy Family, Trinity of the earth '. 



f 



îl 



M 



— IG — 



Vient maintenant la vie inil)li(|ue. 

A gaiK Ile, au-ilessiis dt- l'autel de 
St. Ij^MKue, t'est Jésus bénissant les 
enfants (lue leurs mères lui jirésen- 
tent, et que les anges semblent 
apporter dans les longs plis de leurs 
robes flottantes ; îl droite, au-dessus 
de l'autel de St. François-Xavier, la 
Rc'surrection de La/are, scène tou- 
chante, complétée par deux sujets 
analogues dans les compartiments 
latéraux : le lion Pasteur, rappor- 
tant sur ses épaules la brebis égarée, 
et le père de l'enfant ])rodigue rele- 
vant son fils contrit et humilié. 

Fuis, la vie glorieuse, prélude des 
joies éternelles. 

lui descendant la grande nef, le 
premier sujet qui se présente^ c'est 
l'Apparition de Jésus h ses Apôtres ; 
St. Thomas, repentant de son incré- 
dulité, est à genoux en adoration, et 
met sa main dans le côté entr'ouvert 
du Sauveur. 

Plus ioin, c'est un agneau dont le 
hang coule dans une coupe ; puis le 
pieux pélican, figure" de l'amour 
eucharistique. 

Knfin, en se rapprochant de l'or- 
gue, on croit entendre les célestes 
harmonies ; c'est devant l'orgue, Ma- 
rie semblant vouloir charmer l'i^nfant 
Jésus avec les concerts des anges ; 
derrière l'orgue, Notre-Seigneur reçu 
daiis le ciel au milieu des sympho- 
nies des chœurs angéliciues ; et au- 
dessous de l'orgue, le saint roi David 
jouant de la harpe. 



! I 



We now corne to the public life. 

On the left, above St. Ignatius' 
altar, it is Jésus blessing the ( hildren 
presented to Him by their mothers ; 
angels too from either side seem to 
bring them in the folds of their traib 
ing robes ; on the right, above St. 
Francis Xavier's altar, the moving 
scène of the raising of I-a/arus from 
the dead ; tvvo analogous sid)jects 
surround and conii)lete it, viz : the 
(looci She|)herd, bringing back on 
his shoulders the lost sheep and the 
father of the prodigal, receiving back 
his pénitent son. 

'l'hen cornes the glorious life, har- 
binger of the joys of Eternity. 

Descending the nave we first meet 
Christ appearing to His Apostles ; 
St. Thomas, no longer incredulous, 
adoring on his knees places his hand 
into the open side of Our Savior. 



Next, we see a lamb whose blood 
is flowing into a cup ; then we hâve 
the kind pélican, that type of eucha- 
ristie love. 

Finally, when coniing nearer to 
the organ we fain would hear the 
heavenly harmony : in front of the 
organ is the Virgin nursing the divine 
Child, whilst angels round about are 
discoursing sweet music ; behind the 
organ. Christ is seen entering heaven 
aniidst the anthems of seraphic 
choirs, and under the organ-left sits 
the royal prophet David playing on 
the harp. 



It 



i' 




hc public lift'. 
St. Ignatius' 
g the ( hildrcn 
hoir mothers ; 
• side secm to 
, of their trail 
ht, iibovo St. 
, the niovinj; 
La/firiis from 
L^ous subjects 
te it, viz : thc 
^ing back on 
ihecp and thc 
t'cciving ba(;k 

rious lifc, har- 
Itcrnity. 
.' \ve first meet 
His Apostlcs ; 
r incrcdulous, 
laces his hand 
)ur Savior. 



^Ï^I^EIsTIDIOEI 



NOTICE JllSTOIilQHE 



.SUR LK 



COLLEGE DE QUÉBEC 



) vvhose blood 
then \ve hâve 
type of eucha- 

ing nearer to 
3uld hear the 
1 front of the 
sing the divine 
und al)OUt are 
le ; behind the 
itering heaven 
of seraphic 
organ-left sits 
'id playing on 



^I^I^ElsriDIX 



AN HlBTOliKlVL NOTULE 



ON THE 



COLLEGE OF QUEBEC 



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NcncE 



SUK TA') 



COLLEGE DE OUÈBEC 



NOTICE 



ON THK 



COLLEGE OF QUEBEC 



En fiioe (lo la, ('iitli<'(lralo (aii.ionvd'lmi 
la IlaxUUiuc) (1(^ Qu('1)ec'.l(» tonristo ap«»r- 
<.<)if un corps de bâtiments considôiahle 
et dont l'aspect annoncH ti'i'il iiVst pas 
; de ce siècle. La fri'avnre ])]ac('^e Ais-à-vis 
|de cette page a 6t6 fuite stu- une plioto- 
^era]iliie prise d'nne des tours de la Basi- 
lique et donne une idée assez exacte de 
Venseuible. 

C'est, connue on le Aoit, un vaste carré 
avec une cour à l'intérieur; lu façade 
principale donne sur la Place du Mar- 
ché; le terrain déclitu; rapidement vers 
la droite ; aussi l'édifice, qui un liant de 
la <!i'ite n'a. (ju'un éta^e, en a-t-il juscin'ù 
quatre dans l'aile «lui longe la nie de la 
1 a onque. 

Le vaste Icltiment est désert depuis 
plusieurs années; les murs, «inouiue 
bien solidement construits, commem-ent 
déjà il se lézarder tMi plus d'un endroit, 
faute d'entretien, et les éléments <les- 
trueteurs font leurs rava^^es sans entra- 
, yes ; c'est, en un mot, u.u» ruine aban- 
d«)nnce et menacée à chaque instant du 
marteau démolisseur. 

Depuis près d'un sièide (ui en avait fait 
une cjiseri\e ; c'est assez dire qu'il avait 

cessé d'être une maison de prière et 

d étu«le. 

Tel a été le triste snrt de l'ancien col- 
lejre des .Jéstiites à Québec. 
: Nous tracerons rapitlement son his- 
; toin> ;>.v;:c (piehiups épisodes qui dmine- 
jront une idée de vv qu'il était dans les 
beaux jours de sa prospérité. 
; Fondé en 16:3.5, un au avant l'Uuiver- 



i; 



In front of tlie Cathedral (now tlio 
linsiUcti) of (Québec, the tourist sees a 
pile of liuildines of considérable size, 
and of an architectural style somewhat 
at variance with that of the presimt 
âge. The accompanyintî wood eut was 
made after a photograph taken fiom of 
the towers of the Basilica and couveys 
a pretty fair idea of the whole. 

It is simply a vast square with an in- 
terior court yard, the nuùn front faciuR 
the Market Place; the ground sh)i)es 
down rapidly towards tli<! rijrht. sothat 
the building, whitli on the top of tiie 
liiii is but one story in height, count» 
nr) less tluui four in the wing upou Fa- 
brique Street. 

This spacious coustructi<»u h.is been 
unoccn))U'd for some years back; the 
walls, although very solidly built, are 
beginning to be cracked in more than 
oue place, throngh want of repair, and 
the destroying éléments earry on dévas- 
tation imchecked; it is in «me word 
an abandoned ruin, constantly threa- 
tcui'd Avith the demolisher's hanimer. 

For more than <me century it had 
been tnrned into barnicks, and thu« 
evidently had ceused to be a honso of 
study aiid prayer. 

iSuch bas been the sad fate of the Je- 
suits' Collège, Québec. 

Let ns give a rapid sketch of its his- 
tory, Avitli a fact «»r two which may tt 11 
of Âvhat it was in the daj's of its glory. 

Founded in 1(53.5, one year before Har- 



— IV 



'■ i 

i 
. i 



site Harvard, dô Cambridge, près Boston, 
lo colléço do Québec a <^to la plus an- 
cicnno institution Classique da l'Amé- 
ri iueduNord. 

Lo projet do cette fondation et lespre- 
iniores ddmurches laites pour la réaliser 
remontent uK'-rao àiine dal o plus reculée. 

Des l(î25, les K'res Jésuites, t\ la dé- 
mo ndo des Pôrt'S Récollots étaient renns 
aider ces dfiniprs à évau.sjélisor le Ca- 
nada; les Ptn's Charles Lui lemant, Eue- 
moud Masso et Jean do Uiébeuf, accom- 
pagnés drs Frores Fran(;ois et Gill)evt 
s'étaient d'abord, rMour arrivée, établis 
de l'antre côté do la rivière St. Charles 
dans un endroit ai)pel6 lo fort Jacijues 
Cartier; l'année suivanlo ils avaient 
bâti près do là une hnmblo résidence, il 
laquelle ou donna depuis le nom do 
Notre-Dame-dcs-A n ges. 



A peine débar(iués ils avaient déjà 
Gongo à prendro des mesures pour l'édu- 
cation (Te hi joiinosso, tant ils étaient. 



Çersiiadés que l'avenir de la eolonij 
était ]:!. 

Dtvs l'année suivante, on effet, un jeuno 
gentilhomme, René Ilohanlt, fils aine 
du marquis do Gamaclio, ayant olito.m 
l'ajirémcutdo sa famille pourentrcrdans 
la ''Jompagnie de Jésuset se dévouer aux 
pénibles missious <hi Canadii, ses pannits 
qui l'aimaient avec tendresse et ({ui ap- 
prirent do lui-même qu'i l souhaita i t a vcc 
ardeur qno l'on fondât un colléi^o à 
Québec, voulurent encore lui donner 
cette satii'acUon. Ils en écrivirent au 
Suiiérieur des Jésuites et lui oliVirent 
0,000 louis pour cette fondation. Lo 
présent fut accepté avec reconnaissance; 
mais il fallut attendre que la colonie 
])rît quehiuo forme et que ses habitants 
fussent en état <!0 proliter des avantages 
d'un collège. Les choses en étaient là 
lorsque, le !iO juill ^t 1029, un triste événe- 
ment mit lin pour lo moment h de si 
belles espérances. 

Un aventurierdeDieppe, David Kerik, 
au service do rAn/jrleteire, réussii à in- 
tercepter la petite Hotte du Sieur <1(! 
Eoquemont.piiis foira Clianipiaiu à capi- 
tuler dans Québec. Les Français curent 
la liberté do rester ou de retourner dans 
leur pi'trie; mais l(>s religieux furent 
tous contraints de rei)asser la mer. 



Des motifs do religion plus euco-"e quo 
les considérations de politique et d'inté- 
rêt, no permettaient pas ù Louis XHI 
de renoncer à cette colonie, si rudement 
éprouvée. Ses justes réclamations fu- 
rent entendues, et par lo traité do paix 
conclu lo 1:3 mars l(iJ2 h St. Germaiu-eu- 
Laye, l'Augleterro la rendit à la France. 
Mais dans quel état ! 

L'habitation du gouverneur avait été 
brûlée, il n'eu restait plus que les murs 
noircis. 

La maison des Jésuites tombait en 
ruines, les portes et les ff^nêtres eu 
avaient été enlevées et brisées ; le cou- 
vent des Récollets était encore dans 
nn plus triste état ; aussi les religieux 
furent-ils d'abord embarrassés pour se 



vard University, Cambridge, near Bos- 
ton, Mass, tho Collège of Québec Avas 
the oldest Classical Institution iu Nort h 
Amovica. 

Tho schemo of this foundation and 
the lirot stops lakeu towards its réali- 
sation go back ovon to a remoter date. 

As earl y as 1C:25, tho Jesuit;;, at thcî re- 
quest of ilie Recollcts, had como to help 
tlio latter in crangolizing Canada: 
Fathers Charles Lallomant, Enemond 
Masse and John do lircbeuf, accorapa- 
nied by lirothers Francis and Gilbert, 
had first, on their arrivai, seltled down 
by the St. Charles ri\er, on thu opposite 
shore, iu a place called Jacques-Cartier' ,s 
fort ; tho next ycar they had built closi 
at hand an humble dwelling. which was 
sooutobocalledOurLadyofthoAngels. 

Scarcely had thej' landed, whon they 
bethought themselves of looking after 
tho éducation of tho youth, sothorongli 
Avas thcir conviction that upon it rested 
tho future of tho colony. 

Next year, iu fact, a young nobleman, 
René Rohault, cldestsonof thoMaïupiis 
of Gamaclio, having obt.iiued conscni 
of liin family to enter tho Society of 
Jésus and do vote himself to the labor- 
ious missions of Canada, hia parents, 
nho lovod him dearly, and avIio Icik^w 
his earnest wisli to seo a collège starled 
at Québec, determined to givo him tliis 
satisfaction. Conseqnently they wroto 
to the Superiorof tho Jesuits, ofl'ering 
him tho Kum of G,000 pounds for tbis 
foundation. Tho gift was gratefiii\y 
ack'.ioAvhHlged, but beforo it could bc 
cmploycd it was necessary towaituntil 
tho colony had assumed a more delinite 
shapo and tho settlers wero botter ablo 
to pi'olit by the advautages of such a col- 
lège. Thiugs Avere iu this stato, Avhen 
on J uly tho 'JOtb 10;29. a sad cvent blight- 
ed for a timo ail thèse bright hopes. 

Darid Kertk, an advonturer from 
Dieppe, in tho service of Englaud, snc- 
ceedcd iu intercepting the small Jleet of 
Sieur do Roqucmont, and constralned 
Champlaiii to surrender Québec. 'J'iie 
Frencli obtainetl tho privilège of re- 
maiuing or returning to their oavii 
conntry; but the religions bodios, .Jes- 
uits and Recollcts, Avero forced back to 
France. 

Religions zeal, even more so than poli- 
tical considérations (u- interestad moti- 
ves, urged Louis XIII iiot to givo up a 
colony that had bcen «o sorely tried. 
The King's iust reclar ition Avcre listeu- 
edto, andby tho tieatv of peaco cou- 
ci nded on March the l;3th 1G32, Englaud 
restored Cauaila to France, thougii iu a 
rather poor condition. 

Tho governor's résidence . had béer 
burnt down ; nothJngremainedof it but 
tho blackened Avalls. 

The Jesuits' mansion Avas falling to 
ruius, the doors and Avindows had been 
carried olFor brokeu ; tho Recollot cou- 
vent had fared still worso. Tho religions 
wore in conséquence rather at i loss 
wliero to tind a sheltor ; they soon hoAV- 



„ Jp 



V — 



ridge, uoar Bos- 
of Qucheo wiis 
itutioniuXortli 

foundatiou ami 
wards its reali- 
a remotei' dafc. 
esnil:;, attlio ro- 
lad comotohcli) 
lizing Canada : 
nant. Enemond 
jhouf, accorapa- 
cis aud Gilborl. 
il, seltlcd dowii 
, on tlii> opposite 
ac(]nes-Carticr',s 
j had built closo 
Iling. which was 
dyofthoAugcls. 

dcd, wlion tlicy 
)t' looking af ter 
util, sothovontrli 
at upon it restod 

T. 

oungnoldeman, 
nofibo Marquis 
btaiuod consonl 
tho yocicty ol' 
slf to tbe labor- 
da, liia parents, 
, and who kniîw 
% collette staried 
to give liini tbis 
ntly tbey wrote 
Jesuits, oÛ'ering 
pounds J'or t1d.s 
I Avas gratefiii\v 
Loro it coiild l)e 
[iry towaitnntil 

a more dclinitc 
vcro botter ablc 
ge8of sucliacol- 
Lliis state, wben 
adoTcntbligbt- 
)right bopes. 
Ivcutiirer from 
f Englaud, muc- 
besmall Jlcet ol" 
nul constraiucd 
r Qnebec. 'J'iie 
)rivilego oC re- 

to tbeir own 
on8 bodiea, Jos- 

forced back to 

oresothaupoli- 
nterestad inoti- 
lot to give np a 
.so sorely tried. 
tion wcrolistcn- 
of peaco con- 
h ICS'J, Englaud 
iieo, thougii lu a 

kMice.had béer 
niainedof itbut 

was falling to 
idowsbad been 
bo liecoUet cou- 
îe. Tbo religions 
•athcr at a loss 

tlioy Boon how- 



loger ; ils s'en conscdiaont n(^annioin.s 
UHsez prouipt<'iii«'i>t. 

Ia'8 IVrcK n'eurent pas ])liis tAt revu 
leur clière mission (prils w remirent à 
i'ouvriige aAee une nouvelle ardeur. 
L't'dncation de la .jeunesse ('tiiit une de 
loirs i)renii('res sidlieidides ; les temits 
ne i»ermeltaient pas entoïc de conanen- 
eer sur nn(ï graiule ('(belle : ils tirent de 
leur nùenx et en t(Uite bni.iiliti'. 

Le l'('re l'an! Lejcuiie ('ciiviiit en 10.S2: 
" .Je suis devenu r(^gent (professeur) eu 
"Canada; j'ai à pn'seut deux l'eoliers 
" nuxtiuels j'apprends h s lettres. Apiès 
"tant d'auiK'es de r<'gence, uu^ voilà 
"enlin retourn('' à l'ABC, nuiis avec un 
"eontenteuient et nue satisfaetion si 
" grande, tiue je n'eusse pas voulu eliau- 
" gel' mes deux ('eoliers pour le jtlus bel 
" auditoire de Franee." 

L'auu(>e suivante il ajoutait: "J'(^taiH, 
" l'iiu pass(^, maître de deux ('eoliers ; je 
" suis devenu riebe ; j'en ai maintenant 
" [dus de vingt." 

Cependant les promesses du mar<iuis 
de Ganiaelie n'avaient pas ("té (uiblii'es ; 
le moment appioebait oîi elles allaient 
reee\(tir leur aceouiplissement. En Kioô, 
les l'fres Cbarles Lallennint et de Quen 
ouvrirent les (basses, et en nu'me temps 
des matr^riaux furent i'(^unis poui' la 
construction de bâtinu'uts provisoires. 
Le géïK^ral des Jt^snites avait acce])- 
tf^ la donation faite ])ar le nuinjuis 
de (iauiaclie, et les fcnideuients du col- 
V'ge de Qu(^bec furent jet/'s près du fort 
St. L(mis, sur un terrain de six ar- 
pents (pli leur fut concr=d(''. Cette fon- 
daticm eut jionr rf'snltat d'engager plu- 
sieurs familles bonoraliles à passer eu 
Cainula. où elles pourraient d(^s(U"nuiis 
procure r à leurs enfants une t'ducation 
clnétienne et une instructicui en rapport 
avec leur état ; l'immigration piit df'S 
lors un nouvel essor; bs collt'ge cei»eu- 
dant tarda longtemps encore à soriir de 
terre. 

Cbamplain ne survécut que de linéi- 
ques mois à la fondation d'un ('tablisse- 
ment aufiuel il avait pris lui-nu*me le 
plus vif inti^n't ; il mourut le 2.") décem- 
î)re, jour de Nol'1 1(585. Sa mtu't fut un 
deuil général et connue nue calanuté 
publique. Le Père Lejeune prononça sur 
sa tondjeune élociuente oraison funèbre ; 
puis retourna en toute simplicité à sa 
classe d'Éléments. 

Le Père Bartbékiuiy Viiuont, qui ame- 
na au Canada le 1er août 1639 les pre- 
mièrcis IJrsnlines et les Hospitalières, et 
(]ui resta comme suiiérienr des Jésuites 
de la Non elle-France, commen(,aitd('^jà 
à donner une certaine forme au collège 
naissant, lorsque de nouvelles ('preuves 
vinrent encore .,ne fois ralentir les tra- 
vaux. 

Un incendie ayant peu de temps après 
eousumé la maison des Jésuites, le gou- 
verneur les pla<,a en attendant dans 
celle qu'avaient occupée les Hospita- 
lières, et qui consistait eu deux cliam- 
bres tour-}\-tour cuisine, dortoirs et 
classes ; les religieuses elles-mêmes 



ever bcgan to tak(! tbings unu'e clieer- 
fully. 

Scarcely luid tbe Fatbersgreetedonce 
more tluir beloved mission, tban tbey 
weiit to work "witli fresli ardor. One ot" 
tbeir earliest cares was t lie éducation of 
youtli ; cirennistauces did iiot yet allow 
tbem to begin on a grand s'cale ; but 
wliatever could be cbme was doue in ail 
bumility. 

Fatber Lejeune wrote in 16.32 : " I bave 
" beconie a tutor bere, in Canada; at 
" tbis numu-nt I ba\< two pupils, learii- 
" ing tbeir ali)babet. After so m;iuy 
" years teacbiny. I bave eoiue back to 
"ABC, aud witli so great ■! deligbt 
" tbat, b(dieve me, I Avonld not give iii) 
" my two seliolars for tbe liuest audi- 
" ence in France." 

Tlie followiug year he added : " Last 
" year I bad two pupils; 1 bave grown 
" ricb, for now I jiosse.ss more tban 
" twenty of tbem." 

Meanwbile tbe promises of tbe mar- 
quis de Gamaebe biul not lieen forgot- 
ten ; tbe moment of tbeir fultilment was 
at band. In k;:].'). Fatbers Cbarles Lal- 
lemant and de Quen opened a small 
scbool, Avbilst materiala were lueparing 
fora temporarybnildina:. Tbe gênerai of 
tbe Jesuits bad aecepted tbe gift of tbo 
manjuis and tho tonndations <d tbe col- 
lège at QueliecAverebegnn near tlie fort 
of St. Louis, on a pièce of ground six 
acres in exteiit, grantedfortbepurpose. 
Tbe immédiate resuit of tbis imi)ortant 
stop was to iiiduce several bigbly res- 
pectable families to come over to Ca- 
nada, wbere tbey kiK'w tbey could beu- 
cefortb give tbeir sor.;-, a Christian édu- 
cation and a degret of knowiedge in 
keeping witb tbeir soci.al p»>sition ; im- 
migratuni immediately increased ; still 
tbe collège buildings were mt destined 
to rise from tbe ground for maiiy a year 
yet. 

Cbamplain survived oniy a few 
montbs tlie foundatiou of aninstituti(Ui 
in wliicb be bad taken hinusi^lf tbe livc- 
liest interest; be died on Clnlstmas L)ay 
(December '^.5tli) 16;i.î. His deatb caiised 
gênerai mourning and was looked upon 
as a public calamity. Over \\\n grave, 
Fatber Lejeune i)roiiouneed an éloquente 
funeral oration, and tben, in ali simpli- 
citj', 'eturned to bis class of Rudimeîits. 

Fatber Bartludomew Vimont, who 
broi'iiif, wdtli liini to Canada, August 
tbe Ist 16.30, tlie tirst Ursuline Niins aud 
Hospital Sisters, aud remained as tbo 
Superior of tlie Jesuits in New-Fr.ance, 
was already beginuiug to give .some 
sliape to tbe uew collège, wlien fresh 
trials came and delayed once more tbe 
work of construction. 

A lire liaving shortly after destroyed 
the Jesuits' honse, the governor lodged 
tbem f(U' a time in tlie humble dwelling 
occupied uutil recently by the Hospital 
Sisters. Tliis coiisisted of two rooiis 
used in turn as kitcheu, sleeping-rooms 
andclass-rooms. The Sisters themselves 




— VI — 



'j 






s'iustiiUer 'laiis la maison de Sillery pon- 
dant (iii'on uclicviiit la constiuctiou do 
l'HAintal de Ou^ltec. 

Le courage d«'8 Pt-ies Hc^nildait grandir 
avec les obstacles, et JJieii 'd'nissiint 
leurs etïorts, ils purent , -ir bientôt 
l'aurore d'un brillant avenir ; citaient, 
du reste, presque tous des hoiunies d'un 
talent rare aussi bien que d'une vertu 
cproiivt'e. 

liCs premiers Pères .surtout, qui i)rési- 
dèrent aux destinées de: ce collège avec 
des éléments si modestes, «^talent pour 
la ])lupart des liomnu-s distinguiss par 
leur naissance et leurs emplois anté- 
rieurs autant (lue i)ar leur science et leur 
capacité; la liste suivante indi(iue suc- 
cimtcment les emplois qu'ils avaient 
icnq)lis en France. 

Le V. Lcjciiiic, successi\«'ment Profes- 
seur (h; KÏu't(ui(iue et Supérieur d'une 
maison de son ordre. 

L(! P. CIkii'Ich lAilh-mitiil, Professeur <le 
l'iiysique a Bouiiics, Primarius (c-à-d 
l^rcl'ctou Direct(iii') au colh'ge de Louis- 
le-(«rand et enfin Kecteur du collège de 
Rouen. 

Le P. Jvrtme Lallcmant, Prof, de Logi- 
(lue, d(^ l'iiysique et Prinuirius à Paris 
îivaiit son i>remier passage, était Kecteur 
«lu t'anuMix cidlége de la Flèche où il 
y avait liiOO élèves, lorsciu'il obtint la 
permission de revenir, sur la demande 
de Mgr. de Lavisl, dans son cher Canada. 

Le 1'. l'aitl Umjiu'iiHH, l'rof. des Hunui- 
uitès à lîourges et «le Philosophie à 
Amiens. 

Le P. Pierre Chaxielnin, Vvoi\ au col- 
!èg( (le Louis-le-(lraud en KWit, et mort 
.1 Ciu<''bec en 1(184 ajtres avoir passé 48 
Ans au Canada, est a'.îtei'.; du pieux et 
gracieux opuscule, .Iffevtun unimw aman- 
Us JeHum. 

Le P. BartUéleiHji Vhiioiit, Préfet des 
Etudes et Ke(;teur à Vannes. 

Le P.Jciiii (h (Jiicii, Prof. deGramnuiire 
à l'aris et d'Hunuinités àPort-l'Evèque. 

Le P. René Ménard, Prof, de Rhétori- 
que a ilouhns. 

J^e P. .Imhroiiie D<(rosf, Ministre et Pro- 
cureur au collt'ge. de Bourges. 

Mais cette maison de QiuU)e(! eut de 
plus la gloire d'avoir été le pied-à-terre 
et iiour (iiu>l(iues-uiis même la n'sidenco 
lialdtuelle <le ces martyrs de la foi ou (lu 
lutiinsdu zèle apostoli(|ue, ((ui au 17e siè- 
cle arrosèrent (le huirs su(!urs et de leur 
.sang la terre du Camida; en iiarticulier 
les Pères Jean (h' lirébeiif et Gabriel Lal- 
lemant, qui le IG et le 17 nuirs l(i4'.), ter- 
mini'rent par une mort si héroï(iue une 
vie de labeurs et de privatittns inou'ies, 
peuvent (''tre réclamés i\ juste titre 
connue appartenant au collog(; de Qué- 
bec ; aussi en souvenir de la (in mémo- 
rable du P. de Brébeuf, sa famille en voya- 
i,-elle à ce collège son buste eu argent 
de grandenr naturelle ; il repose: sur uu 
i*oclo dans leq^uel est enchâssée la tr'te 
(lu missionnuiro ; ce précieux monu- 
ment a depuis pusué ou d'autres mains 



1 had gone to sottie down at Sillery, wliih' 
I the building ofthe Queb«!C llospital was 
j in lu'ogress. 

The courage of the Fathers setuned to 

I rise in the face of obstacles, ami by the 

I bh^ssings of (îod npou their lalxirs, a 

, brighter prospect was soou to oi)en ont 

bef(»re them ; besides they were ahnost 

ail of them mon of rare gifts and tried 

virtue. 

'l'he first Fatlier.s, who with means so 

ina(h'<iuate were wat(!hing over the ex- 

panding destinies of tliis ne>v collette. 

wvvt' in a spécial manner remarkable for 

their birth audi»receediiigemi)loymeiil.'< 

I as well as f(U' tlreir ucfiuiremeùts aud 

j abilities. We .subjoin a^ list of their 

j nauKîs and of the olîices held by them 

j in France. 

j F. Lrjeinie, Profe.ssor of Khetoric aud 
I afterwards .SujH-rior of a house of lii> 
Order. 

i F. ('h((rh's Lallomtnl, Professor of Na 
i tural Philo.so])liy at lîourges. Principal 
I atthe Colleg(^ Loui.s-l(;-(iiand, and liual- 
ly Pcctor of the Collège at Kouen. 

F- Ji'vome Lallcmiuit who, befon» lus 
liistjoiirm'y, had bceuitrofessorof Logic 
and Natural Philo.sojdiy and Principal 
atl'aris, was Hector of Ihe fanions col- 
lège of la. Flèche, with its Ir.'OO students, 
■.vheii through Mgr. de Laval lie obtaiii- 
ed Icave to return to lus dear Canada. 

F. Paul Jl(i(ju(»,(ti, Professor of lîcdles 
Lettres at Bourges and of Philosophy a(, 
Amiens. 

F. Peler Clui'itelain. Professor at the 
Cfdlege of Loiii.s-lc-tJraïul in HW.>, died 
at Québec in lt).S4, after a, stay of forty- 
eight years iu Canada, lie is the autlior 
(if the pions aud élégant little \v<uk 
called: "F(^elings of a soûl who loves 
•' ,letinH"~{Affeehtii (tnimw amuntis Jeuuin.j 

F. JlarlIiolOmew T/wo»*/, Prefect of Stu- 
dies and Kector at Vannes. 

F. ,/()lni lie <,>neti, Professor of Gram- 
inar at Paris aud of Belles-Lettres at 
Port-l'Evèciue. 

F. Pené Méno'd, Professor of Khetoric 
at Mmilins. 

F. Anthrose DaroHt, Superintendant 
and Treasurer of the Collège at Bourges. 

But this lunne at Quebe<! lias more- 
over the glory of liaving been the stop- 
ping-place and in sonu! ca.ses the home 
of tho.se martyrs of tins faith or at ieast 
of apostolic zcal, who iu the 17th ceii- 
tury bedewed with their sweat aud 
Itlood the non- sainted land of Canada. 
Promineiitly aniong maiiy others may 
the Collège of Que),ec claim as its own 
tlie Fathers John de Brebeuf and Ga- 
bri(d Lallemant who, on March Kîtli 
aud 17th 1(U!», by a deatli in every 
scnse h(îroic,close(l their careers of self 
sacriliciiigdevotion.lt was to record thi? 
niemoral)le i'a(^t that the family of Fa- 
ther de Brebeuf sent to the C(dlego a 
life-size silver bnst of the missionary, 
Avhi(th stands above a small pedestal 
coiitaining the martyr's sknli. The pre- 
cioua object bus sinco that time gouf 



tSillt'iy.wliilc 
;c Ilospitul was 

hcrs Hct^iied to 
les, iind by tlic 
tluiir liiltors, a 
ui to ()i)(Mi ont 
y wcic almost 
giit» and tried 

with uioans so 
\<f over tlio «!X- 
is n»;\\' colloiçi'. 
r('m;ukahle for 
jjCcniploymtMits 
inirt'iHonts and 
a list of llH'ir 
Iiold by tlu'n» 

r ]ilu'toiic and 
a lioiise oi' lli^' 

rolVssor ol" Na- 
ii'iics. Principal 
liiind, and (inal- 
at Konon. 

tiio, bci'oro his 
'ol'cssorol' Lo<;ic 
• and Principal 
Ihc l'ainoMs ool- 
s 1;.'0() stndcnts, 
iaval lio o))tain- 
I deav Canada. 

fossor oi' lîclb'.s- 
)f l'hilosophy at 

rotï'ssov îit thc 
id in KW'.t, dit'd 
1, stay ol' foity- 
[(' i.s tho authoi 
nt littlo woik 
sonl wlio loves 
(iinanth Jvsitin.) 
, Piefcct ot' Htn- 
cs. 

l'cssoi- of Giiini- 
elles-Lcttics at 

isor of lîhetoiic. 

Snpcrinti'ndant 
It'Kcat lionrycis. 
clu'i! bas mon'- 

r bt'tMl thc htop- 

cascs tlii! bonii- 

t'aitb or at lt'a.st 

Il tbe 17tb ffii- 

ii'ir Hweat and 

.111(1 ot Canada. 

my otbors niay 

biMU an its own 

ircbouf and Ca- 

on MarcU IBtb 

Icatli in everv 

careers of self 

istorecordthi? 

.e faiiuly of Fa- 

o the C(dl('gc a 

tlH5 inissionary, 

HiruiU pedestal 

skuli. The l»re- 

tUut time gouf 




...lïSW»" 



— VII 



et se eouîiw-rve eiirore rf ligieiisenient ù 
l'TlMt.l-DUii <!»• (/n<-Vo. 

<^iu!t|iiiH aiiii(«> si'iilfin»>nf aprp» la 
iiinrt tiairiinit' ^\^■s l'trt-.H ili- l'.rituMif et 
I«jill«-iiiaiir. If l'tic Poucet fur ••nltst- 
par Irx InMiii<ii«* inesquf >ou> les ianr> 
il«' Qm-lwc : il fur. il fsr \ lai. raclu-r.- un 
l>«Mi pins ranl : mais l<-s harban-s lui 
sivai»'Ut t-mipi- uii th)\>jr t-r couvert son 
corpf' (le plaies. 

Ici viennent ?«e i>lae»'r j)lu.sicnrH t-pi- 
.scMle.'i de la vie tle collcire. (Vantant plus 
prt'cieux fine ce sont les mmiIs dont ie 
convenir soit parvenu jusqu'à nni!.>, ; le 
premier dans Tonlre du teiniis. est la 
.Séance Acad'niiquedonnt e en l'honnenr 
d>' Son Excellence. M. le Vicomte le 
\'oyer d'Ariren.son, uonveni'Mir du Ca- 
Tiacla. 

Voici les circonstances de cette fête 
iittt-raire. M. <rAr!xen.son, nommé des le 
•>» janvier Kl'iT. jionr remplacer M. de 
Lauson. après d'incroyahles damrers 
courus durant la traxersi^e. dél>aniua 
sain et sauf à Québec le 11 juillet l^^iy<. 
Il y fur reçu avet> tons les honneurs dus 
à son ranjr: dès le lendemain de son ar- 
rivée, on vint avertir le nouveau ami- 
verneur tiue des Alsronquins avaient 
été ma.s.sacrés par les Iroqui>is jusque 
sons le canon tlu fort : il détacha ininn'- 
diatementdenx' cents hommes pour cou- 
rir aprf's ces barbares : mais on ne put 
réussir à leur arracher «ine <leux femmes 
et deux enfants. 

("était le 22 juillet lO^"*. qnelqnes jours 
seulement après le triste échec éprouvé 
de la part des Iroquois. <iue l'on donna 
cette réceptio.i solennelle au gouvcr- 
nenr. 

I/estrade était dres>s<^e à l'ombre dn 
feuillage, sur le sazon tlenri: des bancs 
rustitiues ranirés en hémicycle purent 
iiccommoder toute la population de Qué- 
bec, renforcée des troupes récennncnt 
ilébaninées ; quelques fauteuil- sont 
placés au milieu de l'enceinte i liampè- 
rre : b-.»nrôt M. le irouverneur .irrive 
escorté de son état-major et ac<-omp;nrné 
de M. l'abbé de Queylns: c'esr le K. P. 
de (^iien. recteur du collège, ([ui intro- 
duisit les visiteurs distiiiirues. 

La séance fut ravissante, on n'en san- 
raif douter, mais nous devrons nous 
contenter d'en transcrire ici K pro- 
arramme. 



' over to others. and isstill carefnllvkepf 
I by the nunsof t lie Hotd- Dieu ;it Qiiebec. 
A feu years liad barely pa.-*ed b\ 
since tlie trairii al deatli of the l'afiu'rs 
de Hrebeuf and l.allemanr. wlieii l-atli- 
er Poucet \v;is carried awny bv Iroqiioi.s 
linder tlie very Walls of "l^u'ebe. . lie 
w.is. it is sure, ran.sonied sonu- tinic 
after. but the Indians liad cutotlUneof 
bis tinirers and covered liim witb 
wounds. 

^^'e mijrht notice hère sonie ei>i>ode> 
of collège life. the inorc precious as tliey 
are the lUily ones which ii.ivec<unedown 
to l)osteritv. The lii>t in ordcr of rime 
is the Acmleniical Entert.-iinmciir given 
in honor nf His Kxcellency the Visconnt 
le Voyer d Argenson, Govemor of Ca- 
nada. 

j It happeuf'd thus. The Visconnt. whi. 

I sncccededM.de Lausoii on the"2»;th Janu- 

' ary It'k'ST. after a most p»-rilous crossincr. 
arrived safe at (Québec on the "Jtith July 
Iffc'V* Hère he wa.s received with honor> 
due. The verv next day news wa.-» 
brought fhat the Algonquins had beeii 
massacred by rhe Iroquois within itun 
shot ot' the Fort, The Govemor des- 

j patched at once a couple of hnndred 
men to overtake the savages. but they 
succeeded in rcscning only two women 
and :is maiiv < hildren. 



It was on the 'ilud July Pvv'^. a few 
days after tins attack of the Inxiuois. 
I thàt the (iovernbr w.is solemnlj* recei- 
\ ved at the Collège. 
i 

I The platform had been pnt np in tlve 

' green irrass and nnder the trees. A semi- 

circular arranirement of rustic ben( lies 

, wassutïicient toaccommodate rhe whole 

! population of Que'oec. with the troops 

. lately lauded. .^omechairs wcre i>laced 

in the front t<f this sylvan amphirhca- 

tre. .Soon appe.-ireil rhe (iovernor and 

. stati'. in company with l'Abbi^ de Quey- 

: las. The distin^xuished «ruests weie 

introdnced by K. F. de Queu. Rcctor 

I of the CoUeirc. 

I There is n > donbt but that the enter- 
tainment was a iharmiusrone : we shall 
howcver merely note the; programme. 



— VIII — 



La RficK.i'TiON ru-. M. i.k Viro.Mii; 

O'AlMJKNSON 

l'nr tontPH les nittlona du JHI//M du Canada. 

à tion enirfe au j/ouvi'rnniifnl de la 

Nouvelle' France, à Qufbec, 

AU CoLl.ftflK I)K LA CiiAU'ACiMi; 

J,e 'in Juillet de l'année KiiX 



NOMS DKS I'i;ilS()NNAfii;.S. 

liO O(5nlo universel de 
la Nouvollo-Friuuw'. l'ierre Dupont 

Lo (t6ni(' des Fonts, 
iiitcri)rc!te dos et ran- 
gers Ron(! Chartlor 

LesquatreFrnnvaisf î?;;:;;^,^!^;:^;;,,,,. 

qui ciiantent l.'s -^ i ' • Hulssôt 
.:ompli.nents ( l^V,,. de Repentlgny 

IjeSauvaite lluron 01iarl(>s Denys 

r/Algonciuln I. Fr. liourtloii 

iVti-iniror^ ^<'" *^"''-- ^'""'- I''i''issart 

,-.,.,,, ifo S Tlurou T. lî. Morin 

i.upuih ^ Nez-Percc' . . . Jean Poupart 

Parmi ces jrracioiisos fijînrc's d'enfants 
(lui cliarnièrcnt l'audience itar l(^nl• nio- 
•lestie et leur nulle Iteanté i)endaiit <iue 
les tlots de poésie et d'ékainenee cou- 
laient de leurs lèvres, ne parut point, 
hélas! c(^ jour-là, uiu', des plus attrayan- 
tes. Le jtMiiHi Louis .Tolliet ne comptait 
al(U's (jne treize ans, mais déjà il se 
distinjruait i)armi ses condisciples et fai- 
siiit présager nu avenir brillant; ce 
jour-là cei)endant il était absent; c'est 
que six semaines auparavant, le 12 juin, 
son frère avait été enlevé par les Iro- 
qnois. et par suite lafamillecntière était 
plonjj;ée dans un «leuil profond. 

Nous venions de voir dans sa tieur la 
première yrénération d'écoliers de Qué- 
bec ; l'année suivante elle avait prandi 
en âsre et en gravité ; d'ailleurs la (|iialité 
du personnajre à fêter était d'une t(»ute 
antre nature, la reim'sentation donc 
aussi évidemment plus digne. 

Voici à quelle occasi(m. 

L'Église du Canada avait grandi rapi- 
denu'ut depuis peu, et était arrivée à ce 
degré «le développenuMit qui réclanuî 
d'onlimiire la présence d'un évèciue et 
une forme hiérarchique régulière. Dès 
Ifi')!, les <lir(;cteur.s de la ('oiniiaanie de la 
Nouvel U- France avaient demandé (pie le 
Père Jérôme Lallennint, supérieur delà 
maison des .lésuites de Paris, fût choisi 
comme évèque. 

Le conseil «les cho.se8 ecclésiastiques 
établi pat' Sa Majesté très-chrétienne 
8'(ui occupa aussitôt, et désigna les Pères 
Lallennint, Ragiienau et Lejeiine, afin 
(pie la Compaguuî choisît entre eux; 
mais les Pères représentèrent que les 
Constitutions de leur Ordre s'opposent à 
ee qu'un sujet de la Compagnie de Jésus 
soit revêtu de dignités. 



TiiK Ri;('i:i'TioN oh tiik Vkomti; 

D'AlNJK.NSON 

Bu eeery nation a/ the Counlrji of Canada. 

itn lÙH takint/ the (jovemment of Ncu;- 

France ut Québec, 

AT TU?: C()I-i.k<;k oi" tiik Sociktv oi- 

.IKMUS, 

On the '2)ith o/Jul)/, in the )jear lii"iS. 



>AMi:-l OK l'KUSONS. 

Tlio ITnlvorsal Oenlus 

of New-France Peter Dupont 

The «icnius of the 

Woods.luterpretor to 

the strangers René Chartler 

who sl.,g the wel- j ',.",?• J.!.:!,^;,,:^,^'^ 

"""' l Ign.deRepentlgny 

Tlie TTuron Tudian Charles Dcuys 

The Alg()U(juiu .1. Frs. liourdon 

Th<. Mtriin!r„r«5 '''"'" *^'>'"h. Wni.Hrassart 
Ihe î^trangeis^ ,.,.,,,1, jNjorth. Paul J)enys 

The(,aptlves j x^-z-PercC'.. .loa Poupart 

But, alas, amid those fair yonng boys, 
whose nM)desty and niaiily grâces pro- 
ved so attractiv«i to the visitois, wliih^ 
poetrv and elo(|uence were fallingfrom 
theirlips, «meof thebrightest was want- 
ing on that day. Ytuing Louis Juillet, 
«ndy thirteen yi'ars of âge. was already 
renuirkable aniong bis i'ellow students 
and held ont gootl itromis(^ for the fu- 
ture. Aiul yet lie was absent lu'causc 
six weeks before, on thei 12thof .lune, 
hisbrother bas been carried ott" by the 
Irocpiois, and the Avhole faniily was 
plunged in giief aud monrning. 

Sucli were the first blossoms of tho 
rising generaticm of Québec students. 
The following year they liad d«5veloi»ed 
in âge and giavity. This timetheGuest 
to be eiitertained was aperson of stand- 
ing «luite other, and so too was liis 
réception. 

The occasion was this. 

The Chnrcli of Canada had of late 
giown rapidly, and reached proportions 
wliich demaiid as a geindrai rule the 
présence of a Bisliop and hi«narcliy. 
Eveil as early as ICwl, the Directors (>f 
tli«^ (^ompanii of New France had re«|uest- 
ed that F. J<'roine Lalleinant, Snperior 
of the .Jesuits at Paris, miglit be nanied 
Bisliop in (Canada. 

The Connciî on E<'clesiastieal mat- 
ters, established by His Most Christian 
Majesty, took the" aflf'air in haiid, and 
marked ont th«i Fathers Lalleinant, 
Kaguenau and Lejeunc as subjeiîts for 
the Society to choose from. But the 
Fathers showed that the Constitutions 
of tlieir Order are opposed to the ac- 
cepting of dignities by the members. 



— IX 



Là-(lfS8ii.s, liOiiis \1V ui'dtiiiiK* à M. 
(«lU'Ilit'r.^ coustMllci' d'Klut, icHiilaiit à 
lioiuo, «l'niiitloyt'r tons sch hoIiis |miui' 
iihU'iiir «lu Vu\u' nu titrt' (rt'vctjuc in 
imrlibuH eu laveur *lu Nujt'l i|u<> lui uoiu; 
niorait'ut It-n INich .ItHuitcs ; sur quoi 
l'AHsistuiit (It) Knnu-t; lutiuuia Franvoin- 
XavitT <li* liaval-Mouliiujrt'iicy, abln' 
«lo MuntiKii.y. 

Jj»> prrliit tut sacn- «'vôijudd»' l'vlm,\v 
s (U'ct'inlu»' KiôH, »'t le jour (l<< IVuiucs 
UW.) il s'<'iiii»ur<iua à la Kodu-llf av*'»- 
i|U»'l(iu«'.s pW'trt's t't avec Ui J'» rt- .Jt'iôuie 
Lallt'iiunit, alors n'ttt'Uidu colit'^ïc »lc la 
Flcclu", t't ([ui, qiU'lqui'M auiit'fs i>lus tôt , 
(•V'Mt-ii;<lii«^ ailles la dispersion des ihi- 
rous, «tait itassi- eu l''iau«t^ pour H'iué- 
seiit«n- aux Ceut-Associes les i»«'soius «lu 
|)îiyN. 

Ils airivt-rent à Qut'bec le (j.juiu; le 
:i'i, Mgr. rcv«'<ju«' tit IVstinaiix sauvag«'s 
dans la salle «lu collecte, et leur parla 
liieu a propos, sel<ui nu eoiupte-it-u«lu 
«lu temps; 1«'M sauvages le «•oniiilinu'Uli- 
r«Mit «Ml leurs langues (liunm el algou- 
(liiiii) av«'e une el«»(iueueu aussi ainuil)l«i 
que ua*^urelle. 

Le pn^lat ne trouvant pas «le Ninenieut 
prt'i»aié pt>ur lui, les l 'ères lui otlriient 
leur iuais«)n toute pi-tite «iu'«'lle «'tait, et 
il s'y logea avec ses luétres pour «iuel«iue 
temps. 

(J'«'st pendant «jne l<uir «h «"'«lue v«'ii«'r«' 
vivait avee eux sous le nu-mt^ toit «iu«i 
les jeunes acadcmieiens «lu c«)ll«ge de 
t^ueliec lui otlriient une si'anee sur un 
sujet saeié, et «lont le t'on«l «'tait un en- 
seiguement religieux. Malheureusement 
nul détail n'en est i»arvenujns«iu'à nous. 
Le l'ait seul se tr«»uve sim]denient c«»n- 
stat«» «lans le Jvtiinal des Jvnitilen, à la 
«lato «lu ;{ aodt : " Fut reiucsente dans la 
" chapelle «lu etdlige le «Irauie saeré en 
" l'h«)nn«uir «le Algr. l'évtJtiiic de l'étrce. 
" Tout alla bien." 



11 Huftlt de sav«iir que le coll(^ge avait 
p«Mir r«!eteur le l'«'re Jt'rome Lalhiiuant, 
pour c«mipieu«li«i qu'une «lireeti«ui vi- 
gtuireuse fut tlès lorsiloniuîe aux études. 

Le 9 octobre KJtiS, l'ete «l«> 8t. l)«'nis, 
eut lieu rinauguration solennelle «lu 
Petit Séminaire «le Quei»ec; cet «'tablis- 
seiuent, ilestinti a élever les enfants 
«lu'oii jugerait pr«)pres à l'état ecclesias- 
tiiiue, eut tout le succès iiu'on en p«m- 
vait «hsirer; les élevés, peu nombreux 
sans doute au couimeiicement, mais 
bien chtdsis, suivaient les classes «lu 
c«)lkge, et une teinlre amitié s'établit 
di's lors entre les deux maisons. 

Nul incident extraonlinaire ne nianiua 
l'histoire du Collège de Québec jusqu'eu 
1073. 

Depuis longtemps l'Intendant Talou 
rêvait pour lu Nouvelle-France une issue 
commode par le sud-ouest, comme il eu 
«existait uue par le golfe St. Laurent au 
n«»r<i-e8t. Les missionnaires avaient 
oiiteudu des sauvages parler d'un grand 



Tliis being tlie case, L«)uis XIV onler- 
e«l Mr. (Juellier, State ('«Mineillor, resi- 
«liug in Htune. to do his Ix-st to «ibtain 
tKuu the l'ope a tit le ol' Kisluip in jKirli- 
hiiH Utv aiiy oui' ch«»seu iiy the Jesiiit 
Falhers. The Assistant t«» France at 
tUM'e naïuetl Francis-Xavier d«^ Laval- 
Montiu«)reney, Abbe de Montiguy. 

Tliis |»relate was ««uiseerati'd llishop 
of l'etiiea on the sth l)ec«'Uilter lt!.Vs, an«l 
ou Kaster Sninlay Ul")'.». lie sailed fiiuii 
la UoclielU' wilh se\«'ral jiiiests aii«l F. 
.leidine Lalleiiiaiit, tlieii Kectiu- of l\w 
(Jolleg«' a( la Fit «lie, and who, luany 
yeais before, viz. after the «lispersi(ui «if 
tlu' llnioii.N, hiid letiuuetl tu Flaliee lu 
lay lielore the Couipauy of the Iluii- 
«Ired Associates a i«'port upon the state 
«>f tlu! Coloiiy. 

The party laiided at Québec «m the (ith 
of.liiiu'; ou the:.';.'nd the. Itishop eiiter- 
tained the Iiuliaiis at diuner iii the hall 
«)f tlui collège; h«' ad«lr«'ssed tlu-iu luost 
api»roiiiial«'ly, say th«^ «hroiiiclt^s of th«j 
tiine. As to tlie uati\ fs they \v«'I«()mu«1 
him in their owii tongiu's (llùron aiulAl- 
goiH|uin) with an ehxiueiice full of 
heartlelt simpiicity. 

As th«' pi«'late di«l not tiiul any lodging 
jueitaifd for him, tlu* Fatheis oller»'*! 
nim hospitality in their bouse, sniall 
though it \vi>s, and there h«^ r«'maiiie«i 
lorsonie tinte with his attendant pri«'sts. 

It was whiist their iev«'r«'«l idshopwas 
iinder the saine roof with tlu'iii that the 
youiig aca«h'iui«ians «if the L'olleg«'i «»f 
Québec gav«î him an exhibiti«ui on a 
siiltject not only «jf a sa«'re«l nature, luit 
aiso treated in such a way as to aflonl 
solid instruction «m areligi«>us «luestion. 
IJufortunately no «letails on this jHiint 
bave coiue ti> us. The fact ahuie is 
stated in the Ditirif of the JchiiHx, iiiider 
the «lat<^ of Aiigiist the 8rd: "The stu- 
" dents gav«i in the Colh'ge Chai»el the 
" sacrc<l<lrama<romi)ose«liii honorof llis 
" L«u«lsliip the Hisluip «if l'etra-a. Lvery 
" thing went otf weli." 

The fact that Fat lier Ji-rome Lalh'-- 
mant was liector of the (,'ollege is sulH- 
cicnt to show that eveii at this eaily 
l»eriod an eiiergetic direction was gi- 
giveii to tli«' stiidies. 

On the tttli «>f Octobcr IfMW, fcast of St. 
Dennis, occurretl th«' soleiun inaugura- 
tion «)f the L«'sser Seiiiiiiary «)f Quebic : 
this instituti«»u <h'stiue«l to train those 
)»oys who woiihl s«'eni called t«» the 
pricsthood, bail ail the «Icsirable succ«'ss: 
the pi;pils, of course but few in the Ihî- 
ginning, but well cli«)sen, followcd the 
cla.sses at the Collège, and a teiider 
frieiulsliip grew up since then between 
tlie two liouses. 

No spécial incident seems t«» liave 
markecl the aimais of the Collège until 
lt)73. 

F«)r some time jiast the Inteiidaut 
Talon ha«l beeii anxi«»usly looking for 
an exit by the North-West, liko that of 
the St. Lawrence iu the N(«'th-East. Tin- 
Missionaries had lieanl the Indians 
speik of a large river in the West, run- 



.\ — 



j|**uv*> à l'oiii^st, i|ui «Hiiiluit (laiiH lu di- 
rt'ciiiiii ilii iiiitli ; ilH le iioiiiiiitiii'Dt li- 
McmcIiimV'Im' on Vrni des raiix. 'raloii 
voulut l'^cluinir cnH iIoiiiiim>h rt cliinufii 
ilo r*<tt<> ilôiiiarrli<> I^oiiIh .Inlliot. Iioiiiint* 
iiiistniit, prudent cf hardi cl le I'. .Mar- 
(iiicttc. (lui n'sidait dt-puÎM plusifurH au- 
tiofs daiiH l'out'Ht. 

Nos dru\ liardis rsjtIdiatiMiiN rt'UHHi- 
HMit à Mit'rvt'illc, et apri-H rtro dcsccn- 
duH la lividi' Wismuniu ils cutn rciit, 
le U't juin l<>T:t. dans li' Mississipi, <|u'ils 
descendirent depuis le ie .jus(|u'au ;i4t< 
(le^if de latitude, e'est-;'i-dini depuis 
les Illinois jusqu'aux Arkansas. Il 
n'i'lait pins douteux pour eux (|U«« le 
ifiaiid lleuvt^sedechaureait dans le«olfe 
du .Mexique, et la jundenee eonnnaiidait 
de ne pas pcnisser plus l«)iu. 

.lollief alla porter à (^uôImt la nou- 
velli> de cette lieuieuse expédition ; 
iinaiit au rère '^laniiu'lte. il reprit tians 
I ouest rtenvre de ses missions. Deux 
lins ai>rcs, il expirait, ('puisé de fatigues, 
sui' les bords solitaires du lac Miclii^an. 

En 1701, le scininair»! l'ut détruit en 
içrandei itartie i)ar le feu; le désastre 
était à p»ùne réparé ou oublié, qu'en ITir» 
un seirond iin-)Mi<lie plus considérable 
réduisit totaleunuit l'ediliee en cendres. 

Le pauvre et saint évcViuo voyait 
périr le fruit de tant de labeurs en 
même temps que l'asile de sa vitMllesse ; 
il avait H2 ans; mais sou courage était 
inébranlable ; sans proférer uni^ plainte, 
il se rendit au colléj^e où l'on fut trop 
heureux d'otlrir l'Iiosi)italité au vénéra- 
ble vieillard, que Dieu préparait i)ar de 
si cruelles épreuves un Huprcmesauri lice. 

Tandis <\w les Pères de Québec se dé- 
vouaient a l'éducati(Ui de la jeunesse, 
un autre rie ces apôtres du Nouveau- 
Monde, qui venaient de temps en temjts 
se retrtMiiper auprès de leurs frères, don- 
nait sa vie pour ses ouailles. Le 'iJî aoflt 
17S4, le Père SébastitMi Kasle tomba au 
cliami) de l'honneur sons les balles en- 
lUMuies, un milieu de ses cher» néophy- 
tes, les Abénukia, à Narrantsuaks. daiis 
le Maine. 

Son plus beau panégyrique se trouve 
dans le fait suivant : Le Supérieur «les 
.Jésuites de Québec ayant demaiulé pour 
lui au Supérieur des èulmciensde Mont- 
réal les sutl'rages de l'église, en vertu de 
l'nnicMi de prières existant entre lesdeux 
communautés, ce dernier ne lui répondit 
que par ces paroles de St. Augustin : 
" C'est faire injure à nn martyr que de 
prier pour lui." (1) 

Cependant le Canada se peuplait de 
plus en plus, tant par l'accroissement 
naturel do la population qui était déjà 
dans le pays, qne par de nouvelles im- 
migrations venant de France. En 1731, 
on n'y comptait que 35.000 habitants; 
et en 1744 il y en avait 50,000. 

La prospérité dn collège augmentait 

(1) Histoire dn Canada par l'abbé Forlaud. 



ning in a Southern direction; tliey 
called it Ihe Meschacebé- (l'ather of the 
Waters). 'l'iilou very much desired to 
clear up Ihis point and chose l'(U' tins 
purpnsc Louis .loiliet, wiiose learning, 
prudence and couiage wliere kiutwn ami 
ratin-r Marquette, who liad resided l'or 
some years in tiie West, 

The b(dd ex^•lolers succeeded adndr- 
ably ; aller going down Ih*^ river Ihey 
i'utcred into the watersof Iht* Mississip- 
|ii, on .lune the Kilh 1<)T:{, and followed 
its ciMirse froni the 4:îrd t<t the ;i4th de- 
grec of l.ititudc. \ i/,.. fnun the t«'rritory 
of the Illinois to that of the Arkansas. 
There they ascertained beyoud a donbt 
that this great stream llows inio the 
guif (d" Mexico ; al the same time it was 
deenied pruih'ut n«)t to pushtheir excur- 
sion any further. 

.lolliet returned to Québec witli the 
news of this fortunate expédition, and 
Eallior Maniuette resumed in the West 
the work of his ndssions, Two years 
liiter he expired, worn (Uit with labors, 
on the lonely shores of Iake Michigan. 

In 1701, theSeminary was for the great- 
er part dcstroyed by lin^ ; the disaster 
was scarcely reiiairc<l ami forgotten, 
when a second and worse lire than tin- 
lirst reduced the entire building to ashes. 

The poor and sainted Bishopsaw both 
the fruit of so niany labius ami the 
shelt«'r of his <dd âge dcstroyed in n 
monuMit. He was 83 years of âge ; luit 
his courage was undaunted ; without a 
Word of complaiut, he bent his 8tei»8 to- 
wanls the Collège, whose inmates were 
only too happy to oller hospitality to the 
vénérable pndate, whom God by thèse 
trials was preparing for the hust .sa< i ilice 

While the Fathers at Québec were de- 
voting their énergies in etincating the 
yoiiug, another of tliose Aj)ostle8 of the 
New- World who nsed bv tunes to come 
ami refresh their soûls among thl^ir 
brethren was laving (h»wu his life for 
his th)ck. On the 33rd of August 1734, 
at Ncu-ridgewock, in the State of Maine, 
Father Sébastian Rasle was shot down 
by the ennemy ou the battle-lield, sur- 
rounded by his btdoved néophytes, the 
Abenakis. 

His best (Uilogir.n appears from the 
following fact j'îie Superior of the 
Jesuits at Québec ' aving begged for him 
of the Superior of the Snlpitians at 
Montréal, the prayers of the Church, 
according to the pions convention exist- 
ing between the two connnunities, he 
received this answer : " Tu praij for u 
martyr were an iiisult to Ma memory. (l) 

MeanwhI'o the population wnn ever 
on the increase by the natnral develop- 
raent '>f the C<>lony and by constant im- 
migration fro't» France, in 1731, Canada 
had but 25,000 inhabitants ; in 1744, the 
unmber had increased to 50,000. 

The prosperity of the Collège had ia- 

(1> Historj <i' Canada by Abbé F«îrland. 



XI — 



1- 



«Ml proportion, pf rû'ii ne wniMiiif iin- 
iioiH-cr la tonilili^ nitiistroplx- <|iii ifiiit 
Hiir le point (l(> fonilrc Hiir lu colonif 
font»' nitirn-. 

Mais <'('tt»' piosix'rit»^ »'1I('-iih'iii<' avait 
«>x<'itr- la jaloiiNio <)«> la colonir voisine. 
LoniNlioni'K *'ii partirnlitT * tait tlcvcnii 
Mii»^ isonrcc «l'irritation nonr la Noiivclic- 
AnKlctt-rrc. I.a perte <le celle plaee iin- 
jtortante. foreee (le eapiliih'r le 17 jnin 
174H. lut ponr le Canatla le préInde de 
tons les ai'tres dt'Hastresi|iii Miii\ lient et 
iini Ne terniinèreni, inal>rr<> l'Ioioisnie 
de la défense, pai' la reddition lie (^m- 
liee, le IS septenilire le')',», et celle de 
Montréal, le h septemlire 17(10; la lutte 
dès lors é'tait finie. 

(^nelnnes senniines jdns tard, les \ ais- 
seanx anjflais eini»ortèrent en Fraine 
les olliciers t'I les soldats de l'arniét^ »'t 
de la (lotte avec nn «rand nonilne des 
colons les ]dus niari|Mants. 

On convoit faiilenient (|ne le «•(dléye 
do. Québec ne, put snrvivic longtemps 
à nn si rn<le coup. 

Les Canadiens (ciiendant n'avaient 
point encore <'essc d'ainiartenir à la 
Frane«' ; ils continnaient«reHp('iei(|nela 
mère-patrie ne les abandonnerait pas et 
se IVrait rendre sa colonie à la lin «les 
bostilitt's ; mais, apiès trois lonjjfiu's an- 
nées d'atti ut»', ils virent tondter leur 
dernière illusion ; le traité de l'aris (10 
lévrier 17(');J) fixa leur sort en les atta- 
chant définitivement à l'Angleterre. 

Cet événement détermina, une noii- 
voll«i émigration ; la idupart des n(»ta- 
bles qui se trouvaient encore dans le 
pays i»assèrent «mi Franc«', <mi à St. Do- 
niingue. au nond)r«s de KKK) à 1*200; sauf 
nn ]ietit nombre (b> familles «le iinalité il 
n«^ resta (pu' «piebpu's rares «'mi)loyés su- 
baltern«'s, (inebines artisans «'t les eor>v< 
religieux. Cette, diminution de la popu- 
latiiHi canadieniu' était «l'antant i»lus 
regrettable, «pfelle avait lien dans la 
classe élevé<i et lnstrnit»^, et le ehange- 
m«'nt «ini H'o])éra alors, sons le rapp<nt 
«les lettres, d«^s scienc«>s <>t des arts, s«', 
tit sentir bien longtemps dans le jtays. 

Le collège <1«' Québec continua néan- 
m«»ins à vivr«', comme il j)ut Jnstiu'en 
17(18, ép«uiue à laipielle 1<î séminaire, qui 
avait e,nvov<^ jus«ine-liï ses élèves suivre 
les ctMirs chez les Jésuit«'s, re^nt à s«»n 
t«nir les soixante élèves qui restaient 
eucons i\ ces derniers. 

En 177(1, le gouvernement anglais s'em- 
para «l'uno partie «lu «-ollége j)onr y pla- 
cer les archives ; il crut se montrer gené- 
r«Mix <>n laissant les membn^s survivants 
de l'Ordre dans la paisible ,j«missance 
(In reste. 

Quand, en 1800, le dernier «l'entre eux, 
le Père (^azot, «lescendit «lans la tombe, 
la Couronne, en vertn du droit «lu plus 
fort, déclara sai; ; a utre forme «le procf's, 
«lue les biens d« Jésuites, y compris le 
collège, lui étaient tlévolns par «léchc- 
ance, comme si l'Église, à «pii ces biens 
appartiennent, u'était pas immortelle. 

Le collège fut transformé en caserne 
et resta caserne jtisqu'au monu^nt où 



«reased in lil<e measnre, and n«)thing 
se< inc«l to iiulicale tin- blow \vhi«h \\s\h 
on tlit> eve «if falling U|>«>n tin* entire 
conntry. 

Its very itrosperity ha«l roiiscd the 
jealousy <»f the n«'ighboring C(d<uiy. 
Lonisbiirg in particclar wus a standing 
source <if annoyaiice to New-Knglan*!. 
The loss of this impcntant place, forcctl 
to c'ipitulate (Ml the 17th of .linu" 174r>, 
was l'or Canada the lirst <if a long séries 
of disasters, whicli ended. in si»ite of 
licrojc résistance, with the snrrender 
of (^Mcbec on the IHth S.ptember 175!», 
and of Montréal. »ui the sth September 
17(10. 'l'hc struggle was o\t r 

Sonn^ weeks aftcr the Finglish shii)H 
carried back to France the olliccrs antl 
soidieis of bol h army an<l (leet, tog»-- 
ther witli nuiny distinguished colonists. 

It is needless to sa.v that the Collège 
id" (Québec conld scurcti survivi- sncli 
vicissitudes. 

Still tlie Cjuiadians hatl not yet been 
scjiarated from l'iance ; they were not 
withtiiit hope that the moth«'r-«'ountry 
wonld keep lier hold u|)on theni, and 
retri«^\ e her loss at the end «d' the war. 
But afier waiting for three years. their 
last illusion was sw«']it awav. Bv thtî 
Treaty of l'aris (lOth F«'b. 17(i;il Canada 
was delinitiv«'l.v eeded to Kngland. 

Thèse events were the «-anse of fresli 
endgrati(»ns. M()st of the high oHicials 
who weni still in the country went 
back to Franc»^ or lel't for St. ])ojningo 
to the number of KHM) or 1200. Bcsides 
one or two famili«'sof tlu^ Xohlvuxi; tlu'r«) 
remaiiu'd in Quebet- onl.v a lew subor- 
dinati's and m«'chani«'s. togethei' \yith 
the ndigions cori'.oiatnms. This dimi- 
nution of tlu- Canadian peojde was the 
nnne unfortnnate as it tot»k i)lac«» 
annuig the ni»p«'r and nn»re educated 
«•lasses; it k«'pt back for a long time the 
«h'VidoiMuent of literature, scienc»' and 
art in this country. 

Th«^ C«dlcg(* «)f Qiud)ec Indd ou as best 
it conld until 17(18. when the Scminar.v, 
whose stu«h'nts had, np to that time, 
f«dlo\ved the «-ourse of studies at the 
.Jesnits gave shelter in its tnrn to the 
sixty that remainert yet witb the Fa- 
thers. 

In 177(5 the British G«)vernment appro- 
priatt'd a part of the C«)lleg«^ as a lo«!a- 
tion for re«M)r«ls. It was «le«!me«l by 
tliem an act «»f c«)urte.s.v t«> hav«^ the 
snrviving meinbers of the Society iu 
quiet possession «)f the rest. 

\\lieu, iu 1800, Fatlier Cazot, the last 
of the Order expired, the (!rown witlu)ut 
m«)re cerennmy and by right of might 
proclaim«Ml itsèlf heir at law by default 
of the Jesuits' proi)ert.y, as if the Churcdi, 
Avho liolds this property, vrere not Im- 
niortal. 

The Collège was turned into barracks 
by them and remained such until Eug- 



— XII — 



l'Angleterre ïotira ses tronpes du Ca- 
nada ; iHi.;oiird'hni le v^iii^rable édifice 
est entièrement iiband«»nii(^. Un seul 
jonr de bonheur lui a H6 accordé depuis 
cent ans; imisse-t-il ne pas «*'tre le der- 
nier! c'est le Jour, (1er octobre 1874), on 
Québec célébrait avec grande ])onipe le 
2(M)e anniversaire de l'érection de son 
siège épiscopal. Dans cette circonstance 
solennelle, les fenr^tres du vieil édifice 
étaient oinées de transparents (lui, le 
jour en lettres d'or, et la nuit en lettres 
de t'en, proclamaient au Canada t<nit 
entier son passé glorieux. 



land liad withdrawn lier troops froni 
Cana<la. Now the vénérable pile is 
abaiuloned aiul tenantless. For the ]>a8t 
hundred years, one day of joy alone bas 
it witnessed, may it not be the last ! 
this was wben, in October 1HT4. (Jnebec 
colebrated witli so nnicli ponip the 200th 
auniversary of the crecti(ni of its epis- 
c»>pal see. On this occasion the wind»»ws 
of the arcient édifie»', enibla/.oned with 
letters of gold by day, aiul of fire by 
night. proclainied lo the whole of Ca- 
nada il worldof glories gone by. 



IH' 












\ 



1 '^ ^t.àJé' '